02.09.2009
Se faire la voix des sans-voix...

PETA EUROPE marque le coup en ce moment avec son quinzième anniversaire. Constituée en 1994, soit 14 ans après la fondation de l'association mère, la section européenne fait aujourd'hui un travail remarquable.
Et il y a des gens super sympas en France qui attendent un coup de main de ta part. Faire partie de ces millions de gars et de filles qui partagent cette même cause animale, c'est un bien beau dessein.
PETA, ce sont plus de 2 millions de membres. HSUS (Humane Society of the United States), dépasse la dizaine de millions d'adhérents. Parallèlement à leurs activités classiques (gestion de refuges, campagnes contre la fourrure etc), ces deux organisations font la promotion du végétarisme, voire du véganisme.
Il y a de quoi rester perplexe devant la taille et la force de ces associations par rapport à ce qui se fait en France.
La LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) par exemple revendique 45000 adhérents alors que sa consoeur, en Grande-Bretagne, la RSPB (Royal Society for the Protection of Birds), en compte 1500000 !
Comment expliquer ce décalage dans l'implication entre les français et les anglais ou les américains ?
Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO depuis une vingtaine d'années, livre trois explications dans le dernier numéro (253) du mensuel Terre Sauvage.
Elles tiennent aux pesanteurs des cultures respectives : la culture naturaliste a une importance plus grande dans les pays anglo-saxons et nordiques que chez nous; ensuite, les français préfèrent une démarche de solidarité en situation de crise (marée noire ...) et délaissent l'accompagnement au quotidien. Enfin, les gens ne s'engagent pas, même si très favorables à la cause, parce que ça fonctionne bien sans eux. Ils se disent qu'il n'y a pas besoin de s'impliquer davantage puisque ça roule...
La troisième explication me semble tout à fait pertinente car elle apporte des arguments à ceux qui regrettent la faiblesse des organisations syndicales et politiques en France.
Le combat continue...
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29.07.2009
Les estivales 2009 de la question animale

La huitième édition des Estivales de la question animale se tiendra au même endroit que l'année dernière, en Isère. Ce sera du 15 au 22 août 2009.
Le programme des Estivales comprend habituellement des conférence-débats ainsi que des débats libres; typiquement deux événements par jour. En soirée est souvent proposée la vision d'un film, une fête...
Les conférence-débats commencent généralement par une intervention de durée variable (entre un quart d'heure et deux heures), suivie d'un débat.
Les inscriptions sont encore ouvertes mais il faudra te magner le train quand même et surtout, prévenir le plus tôt possible les copains de ta participation.
Le programme, il est visible ici : http://question-animale.org/fr/e09/cnt.html
07:47 Publié dans Protection et libération animale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2009
Plus vous surfez, plus vous aidez les animaux

En venant visiter ce blog, tu vas pouvoir joindre l'utile à l'agréable.
Comment ça ?
Il te suffira simplement d'utiliser le moteur de recherche VeoSearch (que tu pourras installer comme page de démarrage).
VeoSearch est tout aussi efficace et ergonomique que ses concurrents et il y a un peu moins de pub.
Mais cette pub n'est pas tout à fait néfaste car le portail VeoSearch a pris l'engagement (c'est inscrit dans sa charte d'entreprise) de reverser 50% des revenus publicitaires à des associations.
Ces associations, il y en a pour tous les goûts : humanitaires, microcrédit, environnementales, commerce équitable, droits de l'homme, éco-tourisme ...
Mais tu devines aisément que si je te parle de VeoSearch en ces lieux, c'est parce qu'il y a aussi une centaine d'associations de protection et de défense des animaux.
Certaines sont très appréciées ici, comme la LPO, L214, Dignité Animale, l'Alliance AntiCorrida, l'Association Végétarienne de France, le Rassemblement Anti Chasse (RAC) etc.
Une fois que tu as ouvert un compte, c'est hyper fastoche, même un viandard y arriverait, tu as le droit de sélectionner un maximum de 5 associations. A côté du logo qui représente l'association de ton choix, tu vois deux chiffres : le premier, c'est le nombre total de soutiens, le deuxième, l'argent récolté grâce aux recherches et au surf sur le net.
Fais gaffe ! Dans le lot, il y a une association qui gâte le panier de fruits, une bande de vilains pas beaux, à éviter absolument. Planqués, sournois...Il s'agit de la Fédéraration ProNaturA France. C'est ce lobby d'exploiteurs de l'animal (l'élevage agro-industriel, les animaleries etc) qui a intégré le Comité Noé.
L'adresse du portail VeoSearch : http://www.veosearch.com/
Clique de ce pas pour t'inscrire.
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07.07.2009
Des zoos pour quoi faire ?

Il est 16 heures. Nous sommes devant la grande volière des perroquets. La soigneuse a terminé sa présentation de l'ara de Buffon, magnifique oiseau dont il ne reste qu'une poignée de spécimens en Equateur.
Les causes ? Les prélèvements des braconniers et trafiquants pour alimenter le commerce des oiseaux exotiques et la déforestation.
Une femme pose la question : "Quel est le talent de ce perroquet ?"
La soigneuse lui répond que cet ara a assurément des capacités. Que ses capacités puissent conduire à exprimer un ou des talents, elle n'en sait rien. Que, de toute façon, ce talent ne peut être que révélé après capture, artificiellement, par dressage. Et qu'un zoo comme celui des Sables d'Olonne n'est pas un cirque.
Ce zoo, comme celui de Doué-la-Fontaine, est engagé depuis plusieurs années dans une nouvelle logique qui dépasse la captivité des animaux, le spectacle et le plaisir des visiteurs.
Ces deux zoos ont le même propriétaire : Pierre Gay.
La même ambition également : la conservation intégrée, interne et externe, ex situ (en captivité) et in situ (en habitat naturel).
Comme beaucoup d'autres zoos en France et dans le monde, ils détiennent donc des espèces qui font partie d'un programme d'élevage de coopération et de coordination qui a pour objectif essentiel de jouer un rôle concret en matière de conservation en milieu naturel (amélioration des habitats, accroître le nombre d'espèces ciblées, actions pédagogiques, campagnes de financement).
La réintroduction (ou la translocation lorsque c'est nécessaire), c'est désormais la finalité de la conservation ex situ, de l'élevage d'animaux sauvages
Cette réintroduction doit être soigneusement préparée car la réalité complexe du terrain est telle que souvent, les essais ont connu un succès mitigé ou ont coûté une fortune.
Le zoo des Sables d'Olonne soutient par conséquent plusieurs projets de conservation in situ : l'ara de Buffon, tu l'auras deviné, la grue de Mandchourie, la girafe du Niger, le tigre de Sumatra, le loup à crinière, le calao bicorne...).
Il a adopté une démarche environnementale exigeante afin de limiter son impact sur l'environnement. Cet écozoo utilise aussi les techniques de jardinage écologique (compostage, paillage...).
Pierre Gay a écrit un bouquin très intéressant sur sa pratique, sa vision et l'évolution des parcs zoologiques. Laboratoires de la conservation de la biodiversité, ces derniers doivent concilier pédagogie, bien-être des animaux, intérêt des visiteurs et conservation.
Aider les gens pour sauver les bêtes. Telle est sa devise.
Je te recommande vivement la lecture de ce livre. Il s'intitule Des zoos pour quoi faire ? Pour une nouvelle philosophie de la conservation et il est publié chez Delachaux et Niestlé.

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12.12.2008
Au Japon, on commencera l'année 2009 par un massacre
Daryl Hannah. C'est elle que tu vois en photo. C'est une actrice qui a beaucoup de talent.
Elle s'est révélée dans Blade Runner, le film de Ridley Scott, un chef d'oeuvre du cinéma d'anticipation, dans lequel elle incarne Pris, une androïde en lutte contre sa condition de répliquante.
Le film sera rediffusé jeudi 18 décembre sur France 4, à 20h45.
Mais ce n'est pas pour parler cinéma ou littérature SF (ce film est l'adaptation d'un roman de Philip K. Dick) que je te présente Daryl. Non...C'est parce qu'elle fait partie des 48 membres d'équipage (33 hommes et 15 femmes) du Steve Irwin, le navire de l'association Sea Shepherd Conservation Society, qui a appareillé le 04 décembre pour rejoindre les eaux glacées de l'Antarctique.
C'est depuis Brisbane qu'effectivement, Paul Watson, Daryl Hannah et tant d'autres, sont partis dans cette aventure pour empêcher la flotte baleinière japonaise de commettre un nouveau massacre.
Il s'agit de la 5ème campagne des pirates des mers, qui a pris comme titre distinctif : opération Musashi.
L'objectif ? Contrarier farouchement le prélèvement illégal de 935 cétacés (petits rorquals et rorquals communs) et faire de la tournée sanglante du Nisshin Maru, ce gigantesque abattoir flottant, ce navire usine de la mort, véritable honte du Japon, un chemin de croix.
La confrontation dans les eaux australes est prévue en janvier.

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29.11.2008
Tirer au canon sur une mouche

Là, c'est du sérieux.
On s'attaque à la sécurité du territoire, des personnes et des biens.
J'ai l'habitude de plaisanter mais en l'espèce, fini de rigoler.
L'article que tu vas lire s'auto détruira après 33 mn de lecture. Je t'invite avec force à effacer toutes les traces de ton passage ici-même. Avale-le, trempe-le dans un bain d'acide sulfurique, fais tout ce que tu peux pour éviter d'avoir à reconnaître, plus tard, demain peut-être, sous la contrainte, que tu as lu ce propos et surtout, n'avoue jamais que tu l'as apprécié, même du bout des lèvres.
Tu es prêt(e)s ? Tu as pesé le pour et le contre ? Ok !
Nous vivons en démocratie. Une belle démocratie qui permet à un magistrat instructeur, en vertu d'une loi récente, de poursuivre et criminaliser, préventivement, un homme ou un groupe de personnes au motif qu'ils rentreraient dans le cadre, large, flou, d'une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Pour être tout à fait clair, un pôle de juges d'instruction spécialisés dans la lutte contre le terrorisme peut, sans être obligé de fournir la queue d'un élément à charge, sans apporter la moindre preuve d'une quelconque responsabilité dans la préparation d'un acte criminel (et encore moins dans son exécution), demander, exiger l'interpellation préventive de 'suspects', leur garde à vue et prononcer leur mise en examen, dans des conditions très éloignées du droit fondamental à la présomption d'innocence et du droit à être défendu.
Cette section spécialisée du parquet de Paris fait ce qu'elle veut en matière d'ouverture d'instruction.
Si tu es soupçonné(e) d'entreprise terroriste, que ce soit par un soutien logistique (détenir des tracts) , financier (paiement d'une cotisation par exemple), t'es très mal barré. Très. Car on entre alors dans le domaine de l'extrajudiciaire, ce monde magique où les droits de l'homme sont restreints, limités, piétinés.
Bien sûr, si tu es surveillé(e) depuis des mois, si les services de renseignement sont persuadés que tu vas poser une bombe dans une école maternelle dès que l'occasion se présentera, je pense que bon...Un petit séjour dans les locaux de la police te remettra les idées à l'endroit.
Mais, si tu milites dans une association de protection animale, que tu te tapes des dimanches matins glacés, sur les marchés, à distribuer des tracts contre la fourrure, la vivisection, la corrida, l'élevage industriel, et que tu te rends compte brutalement que tu es considéré(e) comme une pièce majeure de l'écoterrorisme en France par un juge d'instruction, tu l'as un peu saumâtre.
C'est ce qui est arrivé à 3 militants des associations Dignité animale et Le Glaive le mercredi 19 novembre.
Au petit matin, les forces de police ont conduit un ensemble de perquisitions chez plusieurs militants lyonnais dans le style film d'espionnage américain : fouille minutieuse des appartements, saisie de documents, des téléphones portables et du matériel informatique (disques durs mis sous scellés).
Et après ? Garde à vue pour tout le monde. Interrogatoire juqu'à très tard. Prévenir tes proches, appeler un avocat ? Pas la peine d'y penser...En matière de terrorisme, c'est la pratique. La durée de la garde à vue peut aller jusqu'à 4 jours (parfois 6 dans certains cas).
Ainsi, Sébastien en a eu pour 27 heures, Yohan 36 heures et Titouan, 58 heures.
Mais pourquoi les a-t-on amené de cette façon dans les locaux de la police, tu vas me demander ?
Tout simplement parce qu'ils sont soupçonnés d'être en relation avec les individus de l'ALF (Animal Liberation Front) qui ont dégradé, le 29 juin dernier, du matériel du laboratoire Charles River à Saint-Germain-sur-l'Arbresle.
Charles River laboratories, c'est un acteur important dans la recherche biomédicale et pharmaceutique. C'est une société de droit américain fondée en 1947, employant 8500 salariés et chercheurs.
Elle peut être vue comme le principal fournisseur, à l'échelle mondiale, de prestations et de matériel vivant à des fins expérimentales.
Quand je parle de matériel vivant, il faut lire animaux de laboratoire. Car chez Charles River, ça découpe, ça torture, ça mutile, ça fait souffrir des quantités astronomiques de rats, de souris, de lapins...
Le site lyonnais de ce groupe emploie 325 personnes.
Les perquisitions et les gardes à vue n'ont apporté aucun élément précis, aucune preuve matérielle tendant à prouver la complicité de ces 3 camarades avec ceux qui ont détruit les biens de cette entreprise.
Evidemment.
L'intérêt caché d'une telle répression, c'est que la cible est bien plus large que le groupe modeste visé.
Cette démonstration de force policière, cette gesticulation sécuritaire n'a d'autre objectif que d'effrayer tous ceux, toutes celles, qui ont décidé de militer avec persévérance, avec efficacité, pour la cause animale et pour faire entendre la voix des sans-voix.
09:44 Publié dans Protection et libération animale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.09.2008
A.L.F. - Animal Liberation Front
De l'extérieur, comme ça, ça a l'air horrible...Evidemment, à froid, c'est abject...Si tu es une âme sensible, c'est impossible que de voir un tel spectacle.
Et puis, tenter de comprendre...De l'intérieur.
Réaction légitime, difficile, mais légitime.
Il y en a qui essaie, pour devenir solide. Pour savoir de quoi on parle vraiment.
Je n'ai jamais assisté à une corrida. Ni accidentellement ni volontairement.
Je suis aussi et encore incapable de regarder plus de 30 secondes un documentaire tel qu'ALINÉA 3, qui a été réalisé par Minotaure Films, la petite entreprise de notre ami Jérôme Lescure.
Jérôme, Delphine, Valérie, ont monté une petite structure qui a pour objet la production, la réalisation et la distribution de films, dans le but de dénoncer toute forme d’exploitation animale.
ALINÉA 3 est une oeuvre suffocante. Un teaser (c'est à dire un extrait du film, et non pas une bande-annonce), est proposé là : http://www.minotaurefilms.com/html/videos_page/page_aline...
Minotaure Films veut passer à autre chose : une fiction, cette fois.
Afin de donner encore plus de force à l'image.
A.L.F. (Animal Liberation Front).
A.L.F.
C'est le titre de ce grand projet de film. Un long-métrage qui éclairera l'engagement d'individus, gentils comme pas deux, très éloignés des canons de l'éco-terrorisme, pour la libération d'animaux suppliciés.
Le coeur de cette fiction sera l'expérimentation animale et les conditions atroces dans lesquelles sont tenus des êtres sensibles.
Dévoiler la vérité au public. L'écoeurer si nécessaire.
Jérôme et son équipe ont besoin de sous. De pèze, d'artiche, de flouze, de braise, pour mener son projet à bon port.
Tu peux aller sur cette page; tout ce que tu feras, ce sera bien.
http://www.minotaurefilms.com/html/aideznous/page_aideznous.html
07:27 Publié dans Protection et libération animale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2008
Aussi longtemps que les animaux seront traités comme des esclaves, rien ne changera
Comme tu fréquentes ce blog régulièrement, et je t'en remercie par ailleurs, tu n 'es pas sans savoir que la Suisse vient de s'équiper de la législation la plus favorable au monde en matière de protection animale.
Ce n'est pas venu tout seul. Ce n'est pas tombé de l'arbre, comme ça...
Il en a fallu de l'investissement, des actions, des mobilisations, pour aboutir à ce résultat.
Je salue, à cette occasion, les visiteurs suisses, nombreux, qui me font l'amitié de consacrer un peu de leur temps à lire les propos que je tiens sur ce blog.
Alors, je disais que le terrain avait été bien labouré par un paquet de sympathisants et de militants de la cause animale.
Tout n'est pas gagné, loin s'en faut.
Klaus Petrus compte parmi l'une de ces consciences qui ont participé à l'émergence d'un solide et durable mouvement de défense de la cause animale.
Professeur de philosophie réputé à l'université de Berne, il met en ce moment la touche finale à un livre (Tierrechtsbewegung und Aktivismus, à paraître bientôt) qui traitera de l'ALF (Animal Liberation Front) en particulier et de l'action clandestine et illégale en général.
Klaus Petrus a accordé un entretien au magazine l'Hebdo (édition du 03 juillet).
Le voici.
Vous dénoncez le fait que les animaux de rente sont de plus en plus considérés comme des choses, alors que les animaux domestiques sont toujours plus considérés comme des personnes. Pourquoi?
Si on regarde la manière dont on traite les animaux dans les élevages intensifs, il est évident qu’ils sont réduits à l’état d’objets, dont le propriétaire peut disposer à sa guise. Pourtant, les gens comprennent que les animaux sont sensibles, qu’ils ont un intérêt à ne pas ressentir de la douleur et qu’ils sont capables d’avoir du plaisir.
Nous savons tous qu’ils ont une valeur intrinsèque qu’il faut respecter.
Vraiment?
Il ne nous viendrait pas à l’idée d’enfermer un chat durant toute sa vie dans un espace réduit et confiné, dans le seul but d’être tué. C’est pourtant la condition qu’on réserve aux poules ou aux cochons.
Pourquoi n’auraient-ils pas eux aussi droit à ce que leur valeur intrinsèque soit respectée? Un animal n’a pas d’intérêt à se faire tuer pour être mangé.
Il faut bien se nourrir…
L’homme n’a pas besoin de cela pour vivre. On mange de la viande parce qu’on trouve ça bon. D’un point de vue éthique, la satisfaction de ce plaisir ne justifie pas la négation de la valeur des animaux. Ils ont un droit moral à être respectés qui prime sur notre bon plaisir.
Le droit suisse est l’un des plus attentifs au bien-être des animaux.
Bien sûr, il est préférable de les faire souffrir le moins possible. C’est dans ce sens que va notre loi: elle veut agrandir les cages et éclairer davantage les étables. Seulement, la question fondamentale est de savoir s’il est légitime de considérer les animaux comme de simples ressources. Si on répond que non, la conséquence logique est d’abandonner leur exploitation.
Pour moi, les réformes de régulation – qui rendent plus «humaines» les conditions de détention des animaux – sont contre-productives. Car elles donnent une image positive de l’industrie de l’alimentation d’origine animale et bonne conscience à l’opinion publique.
Je soutiens uniquement les réformes qui interdisent des pans entiers de l’exploitation animale, comme l’interdiction du foie gras ou des fourrures animales.
Est-ce la fin des élevages?
Oui, mais pas seulement. Il faut arrêter d’utiliser les animaux, peu importe la raison: qu’elle soit économique, dans l’industrie de la viande ou laitière; scientifique, dans les laboratoires; ou sociale, comme dans les corridas, les combats de chiens, les cirques ou les zoos.
L’utilisation des animaux comme compagnons devrait aussi être abolie… de même que les chiens d’aveugle.
Vous voulez interdire les chiens d’aveugle sous prétexte que leur vie est indigne!?
Ces bêtes sont sélectionnées, reproduites, dressées dans le seul but de servir l’homme. C’est comparable à l’esclavage des Noirs. Bien sûr, les chiens d’aveugle ne sont qu’un exemple. La conséquence ultime de ma réflexion est qu’il faut abolir le droit de propriété sur tous les animaux.
Que faire des vaches et des poules qui ne peuvent survivre sans l’homme?
Ces animaux n’existent que parce que l’homme les a sélectionnés pour en faire des fournisseurs optimaux de viande, de lait ou d’œufs. Si nous respections vraiment la valeur intrinsèque de ces animaux, il faudrait arrêter de les élever. Il ne s’agit pas de lâcher des millions de poules dans la nature dès demain. Personne ne croit à une révolution.
On voit surtout des actions contre les corridas ou les animaux de cirque...
Il faut commencer à se battre là où le soutien de l’opinion est déjà précaire: les cirques, les corridas, le foie gras, etc. Ensuite, il est de la responsabilité individuelle de chacun de boycotter les produits d’origine animale.
En devenant tous végétaliens?
Non seulement en renonçant à manger de la viande, du poisson, du lait et des œufs, mais aussi en refusant de porter du cuir ou de la laine. En Europe, c’est très facile à faire; moi-même, je vis comme cela depuis quatre ans. Ce véganisme n’est pas juste une question de style de vie, c’est un acte politique pour la libération animale.
En plus, les quantités phénoménales de terres servant aujourd’hui à la production de fourrage pour des animaux de rente seraient à nouveau disponibles. S’ajoute à cela que la production de viande dégage énormément de CO2. Avec la crise alimentaire mondiale et le réchauffement climatique, ces questions finiront de toute façon par se poser.
C’est pour cela que la libération des animaux sera le mouvement social de ce siècle. J’en suis convaincu.
Votre point de vue reste néanmoins assez subversif… D’autant que vous êtes professeur du Fonds national pour la recherche à l’Université de Berne…
Mes recherches et mon enseignement portent sur la philosophie du langage. A l’université, je ne donne aucune conférence et n’organise aucune réunion ayant trait à la libération animale.
Mais vous préparez un ouvrage sur l’ALF, le Front de libération animale, qui soutient l’action directe.
Je le fais durant mon temps libre. Je mène pour ainsi dire une double vie académique. Le livre traite des tactiques de l’ALF à travers l’étude de cas en Grande-Bretagne, en Autriche et en Suisse.
Estimez-vous que l’action directe est nécessaire?
Les images avec un activiste cagoulé tenant deux lapins de laboratoire dans ses bras peuvent sembler ridicules. Mais l’histoire récente du mouvement de libération animale montre que l’action directe peut s’avérer très efficace. Seulement, une grande partie des ces actions sont illégales. Sont-elles légitimes pour le bien des animaux? S’agit-il de la bonne tactique à adopter?
A la deuxième de ces questions, les avis divergent: les uns disent que c’est contre-productif, les autres estiment qu’il s’agit du seul moyen de faire pression sur l’industrie animale.
Mais vous-même, qu’en pensez-vous?
Il faut voir au cas par cas.
Avez-vous, vous-même, déjà mené une action directe?
Non.
NOTA : la photo est, tu l'auras deviné, empruntée au blog d'Anne-Marie et de Jean-Marie, que voici que voilou :http://naturesauvage76.com/
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30.06.2008
L'esprit de l'art du sabre au service des baleines
La 60ème session de la Commission baleinière internationale (regroupant 80 pays) a achevé ses travaux en fin de semaine dernière à Santiago du Chili.
Malgré les demandes (mollassonnes, il faut le dire) de l'Australie et des pays latino-américains adressées au Japon pour qu'il mette fin à ses campagnes annuelles de massacre de cétacés sous couvert de "prélèvements scientifiques", on en est resté au statu quo : le Japon persiste et signe et a décidé, malgré la réprobation de l'opinion publique internationale, de tuer 1000 baleines l'hiver prochain dans les eaux glaciales australes.
C'est bien entendu l'objectif de la réouverture de la chasse commerciale (suspendue depuis 1986) qui est espéré par ce pays, appuyé par la Norvège et l'Islande.
Paul Watson représentait son association Sea Shepherd Conservation Society à Santiago. Sans trop espoir, devinant l'issue de cette session, il a d'ores et déjà annoncé que les pirates des mers iraient, pour la 5ème fois, contrarier de facon agressive mais non violente, la campagne de chasse de la flotte japonaise en Antarctique sud.
L'opération Musashi est en préparation.
Miyamoto Musashi est un personnage très connu et vénéré des pratiquants des arts martiaux en général et des aikidokas en particulier.
Modeste adepte de l'aikido, je te recommande l'achat de ce petit livre car il te permettra, dans ta vie de tous les jours (qui est un combat comme chacun sait) d'avancer sur la voie de l'art de vivre et d'agir.
Illustre samouraï du 16ème siècle, maître en combat du sabre (il maniait 2 sabres à la fois !), il n'a jamais été vaincu.
En même temps, quand tu perdais un combat, tu perdais ta tête...
Au terme de sa vie de guerrier, il a écrit un ouvrage magistral de tactique et de stratégie, le Traité des 5 roues (Gorin-No-Sho).
L'intitulé de la prochaine campagne de SSCS s'inspire donc des préceptes et valeurs transmis par le Traité des 5 roues, livre de chevet de Paul Watson par ailleurs.
J'aurai l'occasion de t'en reparler d'ici le mois de décembre.
"Or, une fois que le combat a débuté, pourchassez vos adversaires sur votre gauche. Efforcez-vous de les faire reculer vers l'endroit le plus difficile. En tout cas, il est très important de les faire reculer vers l'endroit le plus difficile. Aussi, il faut empêcher l'adversaire de regarder et de voir les caractéristiques d'un endroit difficile. Il faut donc éviter que les regards de l'adversaire puissent se promener alentour : assaillez-le sans cesse."
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22.06.2008
Autriche : un petit geste contre l'imposture et la répression d'état
"La liberté d'autrui étend la mienne à l'infini"- Bakounine
L'infamie qui a flétrit la démocratie autrichienne n'en finit pas de faire parler d'elle. Et pendant ce temps là, les 10 camarades de l'association VGT, au coeur de la répression, sont toujours en taule.
Oui, c'est révoltant que l'appareil d'état s'en prenne à ces personnes qui n'aspirent qu'à changer, concrètement, le regard que l'homme porte sur l'animal. Aussi révoltant qu'une charge de CRS sur des infirmières en grève.
Et l'honneur et la dignité commandent d'être au côté des matraqués et non des matraqueurs.
Tu peux soutenir, de façon très simple, le moral des 9 copains et de la copine incarcérés. En leur écrivant un petit mot, dans la langue de ton choix.
Imagine...Imagine le bien fou que ça donne, le fait de recevoir des centaines de messages de solidarité, d'encouragement, tous les jours, de toutes les parties du monde.
Quand tu fais grève de la faim, que tu déprimes dans ta cellule, tes forces reprennent...
Ce n'est pas la peine de faire long. Ni de timbrer puis poster ton courrier.
Des camarades de l'association Austrian Vegan Society vont s'en charger eux-mêmes puisqu'ils sont sur place.
Je t'explique : tu leur envoies ta lettre par e-mail. Ils l'imprimeront et ils iront la porter directement à celui ou à ceux à qui tu apportes ton soutien.
Il suffit juste de mettre le prénom du prisonnier en objet de ton courrier. Un prénom, un mail.
Voici les 10 prénoms : Christian, Christof, Elmar, Felix, Jan, Jürgen, Kevin, Leo, Martin et Sabine.
Voilà l'adresse où envoyer ton message : info@vegan.at
J'oubliais : les autorités pénitentiaires vont lire tous les courriers. Forcément. Donc reste prudent(e) dans l'utilisation de certains mots.
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