28.11.2009
Penser avant d'ouvrir la bouche : moins de viande, moins de réchauffement

Quatre jour avant le début du concerto pour grand pipeau que sera la Conférence de Copenhague, Rajendra K. Pachauri, président du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et par ailleurs prix nobel de la paix, tiendra une conférence de presse conjointement avec Paul McCartney dans l'enceinte du Parlement européen à Bruxelles.
Cette date du 03 décembre est donc beaucoup plus importante que ce qui suivra à Copenhague et ce pour deux raisons :
-Les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites.
-Rajendra K.Pachauri et Paul McCartney ne cessent de rappeler que la production de viande est moins rentable en termes d'utilisation des différents coûts de production et demeure très intensive en matière d'émission de gaz à effet de serre et d'utilisation d'eau, en comparaison avec la production d'alimentation végétarienne.
Cette conférence de presse peut se résumer, grossièrement mais de façon terriblement pragmatique, par ce slogan : moins de viande, moins de réchauffement.
Le 03 décembre, tu pourras suivre cette conférence de presse en direct (début à 12h30) à partir du lien suivant (je suppose qu'il y aura une traduction simultanée) : http://www.europarl.europa.eu/eplive/public/default_fr.ht...
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21.11.2009
Sommet de Copenhague sur le climat ou le bal des faux-culs

Finissons-en...Certes...Ce sommet d'incohérence n'est pas encore commencé mais finissons-en, avant que la nausée me prenne à la vue de ces représentants de gouvernements climaticides se gobergeant de bonnes intentions, énonçant des platitudes avec grandiloquence, faisant dans le pathos tout en nous prenant pour des cons, alors qu'ils représentent précisément ceux-là même qui détruisent, minute après minute, depuis des dizaines d'années, la planète.
Les délégations d'états qui se rendront à Copenhague en décembre n'obéiront en fait qu'à un seul dessein : préserver le plus possible les intérêts de cette minorité cupide, égoiste, prédatrice, qui exploite sans retenue les ressources de cette petite planète, qu'elles soient végétales, animales ou humaines.
Alors oui, la crise écologique est là et il faut en prendre la mesure. Alors oui, la réduction d'ici à 2050 d'au moins 80% des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 1980, est un impératif.
Mais quand on constate, rien qu'en France, le nombre de projets complètement débiles allant dans le sens inverse de cette ambition (doublement de l'A9b à proximité de Montpellier, l'A65 entre Pau et Langon, l'aéroport de Notre-Dame des Landes dans le 44, circuit de F1 aux portes de Paris...), il y a de quoi rester pantois devant la duplicité (comment font-ils pour surmonter cette schizophrénie ?) des donneurs de leçons.
Et rappelons à toutes ces belles âmes que la viande, c'est lourd pour le climat, si lourd que selon la FAO (organisation internationale qui n'a pas pour habitude de raconter des conneries), la consommation de viande et de poisson est la première cause des émissions de gaz à effet de serre (18%), devant les transports !
J'aime bien les exemples frappants : un seul kg de viande de porc équivaut à un trajet de 30 km en bagnole (équivalent carbone) contre seulement l'équivalent d'un créneau pour 1 kg de blé ou de pommes de terre.
Et il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéines animales.
Tu disais qu'aujourd'hui dans le monde, 854 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique et permanente (elles étaient 400 millions il y a 40 ans) ?
10:00 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2009
Méfaits et gestes alimentaires

Tu prendras connaissance ci-après de quelques chiffres vraiment significatifs qui te permettront de briller en société et d'épater tes proches quand viendra le moment de parler du réchauffement climatique, du développement durable et des écogestes.
Je les tiens du site du Huffington Post: http://www.huffingtonpost.com/kathy-freston/the-breathtak...
Si tous les américains devenaient végétariens pendant une seule journée, seraient économisés :
-plus de 300 milliards de litres d’eau, soit de quoi alimenter les domiciles de l'état de la Nouvelle-Angleterre pendant près de 4 mois
-700000 tonnes de céréales non consommées par le bétail (de quoi nourrir l’État du Nouveau-Mexique pendant plus d’un an)
Et ce faisant, les Etats-Unis préviendront :
- l'émission de gaz à effet de serre représentant 1,2 million de tonnes de CO2
Et obtiendront :
- 4,5 millions de tonnes d’excréments de bovins en moins
-7 tonnes d’ammoniac en moins dans l’atmosphère
07:57 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2009
Nous resterons sur terre

Mercredi 08 avril 2009 : sortie du film Nous resterons sur Terre (co-réalisé par P.Barougier et O.Bourgeois).
Nous resterons sur Terre. Évidemment. Notre futur est ici.
Mais comment ?
La question brûle toutes les lèvres. Les pollutions, les catastrophes industrielles et les changements climatiques ont brusquement révélé la question de la survie de notre planète et avec elle, celle de notre espèce. Nous sommes en passe d'être rattrapés par nos besoins les plus élémentaires : d'air pur pour respirer, d'eau pour boire, de sols pour s'alimenter, d'un climat stable pour vivre en sécurité.
Depuis des décennies, l'homme moderne et la nature vivent sur la même Terre mais n'appartiennent plus à la même planète. D'un côté, le progrès et son appétit croissant pour alimenter les demandes urbaines, de l'autre une biodiversité qui s'assèche progressivement et une planète qui s'asphyxie de nos propres inventions. Au-delà des problématiques environnementales, c'est notre modèle de société dans son ensemble que Nous resterons sur Terre remet en question, tout en laissant le spectateur à ses émotions, à ses intuitions et à son jugement sur ce qui est juste ou non.
Quelle société souhaitons-nous transmettre aux générations futures et surtout quelles explications donnerons-nous à notre descendance lorsque celle-ci nous posera la question : Pourquoi ?
Avec l’environnementaliste James Lovelock (auteur de "l’hypothèse Gaia" selon laquelle la Terre doit être considérée comme un organisme vivant), le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai (fondatrice du "Green Belt Movement" en 1977), ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre.
Ce film est donc un film éco-militant, au même titre que le docu La 11ème heure de Leonardo di Caprio mais il s'en distingue déjà par un parti pris esthétique très affirmé et surtout, il représente la somme d’entretiens croisés avec quatre intervenants irrécusables, des personnalités indiscutables.
10:18 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.03.2009
37,2 le matin (à l'ombre)...C'est normal ?

Sommes-nous prêts à consommer mieux ? Moins ? Pour préserver ce qui peut l'être de cette planète amochée ? Pour corriger les effroyables inégalités qui subsistent entre des occidentaux gavés et des milliards d'êtres humains ?
Est-il concevable de sortir des crises économique, sociale, écologique en employant de vieux modèles productivistes et surconsuméristes ? Ces vieux schémas du passé, pollueurs, gaspilleurs ?
Ces questions font l'objet du dossier du dernier numéro de Terra Economica (n° 2 nouvelle formule), mensuel désormais en vente en kiosques et non plus uniquement sur abonnement.
Pour te donner un avant-goût de la qualité de ce magazine, je te livre un article court rédigé par Stéphane Hallegatte, un économiste climatologue, membre de la délégation française qui approuva le 4ème rapport du GIEC.
Le climat ? Une histoire de dés pipés.
Pourquoi a-t-il fait aussi froid cet hiver alors qu’on nous répète que les températures à la surface du globe montent ? Et ces tempêtes à répétition, sont-elles un signe du réchauffement ? Et cette terrible canicule en Australie, est-elle due au changement climatique ?
A chaque fois qu’un événement météo remarquable se produit quelque part – canicule, tempête, inondation –, on se pose la question du rôle du changement climatique.
Entêtés, les climatologues donnent toujours la même réponse : quand on parle de climat, un événement n’a aucune signification.
Seules comptent les répétitions. Ainsi, une canicule – disons celle de 2003 – n’est pas une preuve que le climat change : un tel événement, même s’il est inédit et improbable, n’est pas impossible dans un climat non perturbé par l’homme.
En revanche, le fait que l’on trouve dans les douze dernières années (1997-2008) les dix les plus chaudes depuis que l’on fait des mesures dans le monde est quasiment impossible en l’absence d’un réchauffement global.
De la même façon, le froid et la neige de cet hiver ne signifient pas que le climat se refroidit.
Au contraire, l’observation qu’il y a de moins en moins souvent de tels hivers rigoureux est une indication qu’il se réchauffe.
Pour mieux comprendre, imaginez que la température chaque saison est donnée par un lancer de dé. Quand le dé tombe sur 1, il fait beaucoup plus froid que la normale ; quand c’est sur 6, il fait vraiment plus chaud. Le changement climatique, c’est l’activité humaine qui pipe le dé.
Il donne alors plus souvent des 4, 5 et 6, et moins de 1, 2 et 3. Il a donc tendance à faire de plus en plus chaud. ça ne veut pas dire qu’il ne donne plus jamais de 1.
Nous en avons tiré un cet hiver, et nous nous sommes retrouvés avec 30 cm de neige à Marseille. Mais plus souvent, le dé donne des 6 et des canicules, comme à l’été 2003 et 2006.
Cette image permet aussi d’expliquer pourquoi l’on est capable de dire que le climat sera différent en 2070, alors qu’on ne sait pas quel temps il fera dans quinze jours… Comme avec un dé pipé, on sait qu’on aura à l’avenir de plus en plus de 6 et de fortes températures, mais on ne peut deviner ce qui va sortir pour chaque lancer.
La mauvaise nouvelle, c’est qu’il existe une différence notable entre un dé pipé et le changement climatique.
A l’avenir, ce dernier nous apportera quelques surprises, comme celle de voir notre dé donner des 7 ou des 8, c’est-à dire des conditions météorologiques aujourd’hui inconnues et avec lesquelles il faudra apprendre à vivre.
08:00 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2009
Bouleversement climatique et biosphère en danger : pourquoi on ne fait rien ?

Dérèglements climatiques, réchauffement planétaire, banquise en lambeaux, montée du niveau des océans, pénurie d'eau potable, phénomènes météorologiques irréguliers et extrêmes, épuisement des ressources en combustibles fossiles, érosion de la biodiversité, extinction massive d'espèces animales et végétales...La catastrophe majeure est annoncée, pour bientôt, quelques dizaines d'années, le pire va arriver...Mais l'homme ne fait rien, les hommes restent passifs face à ces menaces toutes plus crédibles les unes que les autres.
Pourquoi se comporte-t-il ainsi ?
Le magazine Psychologies du mois d'avril (numéro 284) qui vient tout juste de sortir s'est penché sur cette question qui tient du déni de réalité et tente de répondre à l'interrogation suivante : " Pourquoi la catastrophe la plus probable est-elle celle qui nous inquiète le moins ?".
Quatre raisons sont soulevées.
- Le réchauffement climatique n'a pas de barbe; c'est à dire que notre cerveau enregistre surtout les menaces d'origine humaine et les intentions agressives de nos semblables.
- Le réchauffement climatique ne nous choque pas moralement. Autrement dit, cela ne nous indigne pas. Nous ne sommes pas furieux, comme nous le sommes par des actes de séquestration et torture ou de pédophilie par exemple.
- Le réchauffement climatique n'est pas pour cet après-midi. En effet, notre cerveau est conçu pour éviter des dangers imminents. L'évolution ne nous a pas encore appris à considérer le futur comme le présent qu'il doit devenir.
- Le réchauffement climatique est trop lent pour que notre cerveau, qui n'enregistre que les changements nets et brutaux, y croie.
Comment s'en sortir ?
Faire un voyage dans le temps, en 2050 par exemple, et constater, horrifiés, que c'est vraiment la catastrophe.
07:34 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2009
Finie la comédie

"La planète a déjà subi cinq extinctions massives avant l'arrivée de l'homme...
[...] Aujourd'hui, le schéma est en place pour la sixième extinction massive, le vecteur responsable ne sera pas cette fois la nature mais la créature qui se prend pour Dieu.
J'ai désigné l'homme. L'humanité est en effet en train d'opérer un véritable hold-up sur la planète en modifiant le rythme millénaire de la nature, ses composants, ses aboutissants sans avoir les clés en mains.
Quatre domaines me semblent préparer le scénario d'une catastrophe programmée parce que les effets en sont d'ores et déjà irréversibles : les pollutions, les biotechnologies dont participent les OGM; le global change, c'est à dire le changement climatique de la planète et ce qui y collabore-les échanges avec les milieux marins, la montée des océans, la déforestation et les gaz à effet de serre-; et enfin, le plus grave sans doute avec l'effet de serre, les atteintes répétées et inconscientes à la biodiversité.
Tous ces bouleversements sont liés et aucun n'est indépendant des autres.
C'est un système aux effets tranversaux et interactifs et qui, de surcroît, est rétroactif.
Cependant, pour les quatre cas cités et leurs connexions, l'homme est responsable. Il a en mains les éléments de la sixième extinction qui entraînera certainement aussi la sienne."
Laurianne d'Este (professeur des universités, agrégée, administratrice de la SNPN, de l'association Férus...) - La fin annoncée d'Homo sapiens sapiens-Editions Sang de la terre.
07:30 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2008
Déclinaisons d'un suicide collectif

Communiqué de l'Association végétarienne de France (www.vegetarisme.fr)
MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LE « BON SENS PAYSAN » ?
Combien de temps les éleveurs continueront-ils à mendier des subventions à l’État et persisteront-ils à scier la branche sur laquelle ils sont assis ?
► Suite aux manifestations d'éleveurs, le Ministère de l'Agriculture a annoncé une aide de plusieurs dizaines de millions d'euros pour les soutenir. On impose donc une nouvelle fois aux contribuables de subventionner l'élevage, y compris à ceux qui évitent en tant que consommateurs d'acheter de la viande ou des produits laitiers ! Même si l'on peut comprendre l'inquiétude des éleveurs qui voient leur revenu baisser, il est clair qu'il ne faut en aucun cas continuer à subventionner l'élevage, en particulier parce que c'est une activité extrêmement agressive envers l'environnement.
► La production de viande a été reconnue par la FAO comme étant le premier facteur d’émission de gaz à effet de serre (devant le secteur des transports).
Une alimentation 100% végétale génère environ 5 fois moins de CO2 qu’une alimentation végétarienne classique… qui génère elle-même environ moitié moins de CO2 qu’une alimentation carnée.
Produire des légumes, céréales, légumineuses, nécessite de 500 à 2000 L d’eau par kg d’aliments, alors que produire 1 kg de viande de boeuf demande 20 000 à 100 000 L.
En France, 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, qui absorbe à elle-seule 50 % des céréales produites. Les animaux d’élevage sont en effet de véritables gouffres énergétiques, où se perdent 85 % des calories et des protéines végétales qu’on leur donne.
L’élevage génère aussi une forte pollution. Plus de la moitié des engrais azotés et phosphorés employés en France le sont uniquement pour satisfaire aux besoins de nos animaux de consommations. Et ceux-ci produisent bon an mal an environ 300 millions de tonnes de déjections diverses. L’ammoniac provenant des lisiers liquides est l'une des causes principales des pluies acides qui abîment les arbres, acidifient les sols, les lacs et les cours d'eau, et nuisent à la biodiversité.
► Les éleveurs sont donc les premiers pollueurs de la planète, et continuer à subventionner leurs activités est en contradiction totale avec les objectifs de préservation de l’environnement fixés par le gouvernement… qui ferait bien de s’inspirer plutôt de ce que conseille Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) : « Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation. »
► Il faut donc réformer l'ensemble des filières liées à l'élevage de manière à diminuer la consommation de viande et de lait, en promouvant massivement l'adoption d'une alimentation équilibrée la plus végétale possible. Quant aux éleveurs, ils seraient bien inspirés de se reconvertir dans d’autres activités moins néfastes à l’environnement, et de se passer définitivement des aumônes de l’Etat.
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15.09.2008
Pour un holocauste écologique durable et soutenable ?
"Il est rare de voir deux aninaux, surtout s'ils appartiennent à des espèces différentes, se disputer le même morceau de viande.
Même quand compétition il y a, elle se révéle souvent sans conséquence.
On voit parfois sur les plages un crabe s'enfouir dans un trou pour en réapparaître aussitôt, expulsé par son actuel occupant.
Le crabe se contente de s'en aller pour se mettre en quête d'un autre trou.
La compétition entre espèces-la compétition interspécifique- n'est guère plus qu'un accroc mineur, passager."
Daniel Simberloff (professeur émérite en écologie, université du Tennessee).
Quelques bouquins de D.Simberloff ont été publiés et traduits en français.
Ce type, un balèze dans son domaine, a travaillé sur l'évolution et l'extinction des espèces au cours des temps géologiques.
1ère extinction (440 millions d'années). 2ème extinction (380 millions d'années) ...Jusqu'à la 5ème (65 millions d'années), celle qui a vu la disparition des dinosaures.
Extinctions massives. Presque tout a été nettoyé, du plus petit être vivant au plus grand.
Cataclysmes sismiques, chute d'un astéroïde, coulées de lave colossales, refroidissements atmosphériques invraisemblables, telles furent les causes de ces catastrophes écologiques.Toutes naturelles et accidentelles.
Mais la vie s'est accrochée. La coopération, encore et toujours.
La sixième extinction sera l'oeuvre d'un seul prédateur. L'homme, Homo sapiens, qui, depuis 200000 ans, a saccagé, détruit, empoisonné la planète. La biodiversité n'est plus.Ne sera plus.
200000 ans ? Une paille à l'échelle des temps géologiques. Mais c'est un déclin dramatiquement actif car menaçant la propre survie du géant aux pieds d'argile. Le paroxysme destructeur est atteint : bienvenue au club de la mort.
Notre planète et le vivant se sont remis, plutôt bien que mal, de ces holocaustes écologiques préhistoriques grâce à la coopération.
C'est pourquoi je t'ai placé ce propos, en préalable, de D.Simberloff.
Cependant, l'homme a remplacé la coopération par la concurrence.
Pour un irrémédiable et funeste sort.
PS : la photo a été empruntée au blog d'Anne-Marie et de Jean-Marie : http://naturesauvage76.com
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07.03.2008
Viande : la bombe écologique

Comme Jehanne marchait au bûcher, nous nous dirigeons vers une terre surchauffée.
Sauf si...
Bon ! Il ne suffira pas de rouler à 90 au lieu de 110 km/h, c'est moi qui te le dis, pour contrarier la course folle.
Mais ça tombe bien, il y a des gens, tout à fait dignes d'intérêt, qui soumettent, même s'ils sont pessimistes, des solutions, des façons de faire différentes, des alternatives pour éviter cette farce macabre d'une planète au bout du rouleau.
Toi, tu penses évidemment que l'automobile, l'avion, tout ce qu'on regroupe sous le vocable de 'transports' est la plus grande cause du réchauffement du globe.
Erreur, mon ami, erreur...
L'élevage, la filière viande en général, émet plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des quelques 800 millions de totomobiles en circulation sur cette bonne vieille terre.
Je liquide ton objection (même si, la pauvre, elle n'avait rien demandé) de suite : ce n'est pas moi, modeste pékin qui l'affirme mais la FAO (Food and Agriculture Organization), une agence de l'ONU. Ce n'est pas dans leurs habitudes de raconter du flan.
J'aime bien reprendre l'un des exemples que la FAO donne, quand on me gonfle avec la nécessité hypocrite de veiller à ne pas laisser couler le filet d'eau du robinet quand tu te brosses les ratiches : une seule journée sans manger de produits animaux permet l'économie de 5000 litres d'eau par individu (soit une centaine de douches).
Tu réalises Denise ?
Pour ton édification, je te balance un article paru dans Libération du 05 mars. Il a été rédigé par l'équipe du mensuel TERRA ECONOMICA, des petits gars très valables. Je t'en ai déjà parlé, il me semble.
Tu pourras aller sur leur site (www.terra-economica.info) pour y consulter des articles, t'abonner (moi c'est déjà fait) ou réagir.
Voici le texte (le titre est de moi).
Une autre vérité sur le réchauffement climatique
Quatre kilogrammes par foyer français en 2007 contre 3,8 kg en 2005 : la viande hachée est l’un des seuls produits élaborés à base de bœuf dont la consommation continue de croître en France. C’est en effet la viande qui réalise les plus gros volumes de vente dans l’Hexagone. A tel point que la filière bovine est sortie de la zone rouge uniquement grâce au steak haché.
Seulement voilà, du pré à l’assiette, la viande bovine traîne quelques nuages de gaz à effet de serre.
Avant que le steak haché ne gagne sa place dans les rayons des supermarchés, rendez-vous à l’abattoir. Celui de Cholet (Maine-et-Loire) par exemple, le plus important des neuf sites de l’entreprise Charal.
Gaz hilarant. Ici pénètrent chaque semaine environ 2 000 bovins, dont on tire notamment 170 tonnes de steaks hachés.
Chaque année, cela représente 8 800 tonnes de viande emballée, soit plus d’une tour Eiffel. Entre le début et la fin de la chaîne, le bovin est anesthésié puis saigné. Ses muscles sont préparés, hachés puis moulés. Charal reste assez flou sur les détails du processus, «secret de fabrication» oblige, mais insiste sur la multiplicité des contrôles qualité… Suite aux différentes crises sanitaires (encéphalite spongiforme bovine, salmonelles…), les transformateurs ont bien été obligés d’adopter la culture du contrôle.
Dans la foulée, les abattoirs ont également procédé à leur examen environnemental : tri des déchets, réduction du poids des emballages, groupement des transports et surtout gestion de l’eau.
Bien que transformation, emballage et transport dégagent du dioxyde de carbone (CO2), le gaz à problème du steak haché serait plutôt le méthane (CH4).
Les ruminants en rejettent une grande quantité par flatulence.
Et une molécule de méthane provoque un effet de serre 23 fois plus important qu’une molécule de CO2, selon les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Ce n’est pas tout. Le fumier, lui, dégage du gaz hilarant, le N2O.
Mais pas de quoi rire, son impact est 296 fois supérieur à celui du gaz carbonique.
Fumier. Selon un rapport de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, paru en 2006, l’élevage dans son ensemble émet, en équivalents CO2, «18 % des gaz à effet de serre de la planète».
Davantage que les transports !
Pour régler le problème, suffirait-il d’opter pour de la viande estampillée bio ? Pas si simple. Une vache, élevée selon les méthodes de l’agriculture biologique ou celles de l’agriculture conventionnelle, émet la même quantité de méthane, et le fumier dégage autant de dioxyde d’azote.
Il ne reste donc qu’une seule issue : ingurgiter moins de steaks. Selon une étude britannique, parue en 2007 dans The Lancet, il faudrait réduire d’au moins 10 % notre consommation de viande rouge pour diminuer de façon significative la contribution de l’élevage au changement climatique.
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