23.04.2009

Méfaits et gestes alimentaires

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Tu prendras connaissance ci-après de quelques chiffres vraiment significatifs qui te permettront de briller en société et d'épater tes proches quand viendra le moment de parler du réchauffement climatique, du développement durable et des écogestes.

Je les tiens du site du Huffington Post: http://www.huffingtonpost.com/kathy-freston/the-breathtak...

Si tous les américains devenaient végétariens pendant une seule journée, seraient économisés :

-plus de 300 milliards de litres d’eau, soit de quoi alimenter les domiciles de l'état de la Nouvelle-Angleterre pendant près de 4 mois

-700000 tonnes de céréales non consommées par le bétail (de quoi nourrir l’État du Nouveau-Mexique pendant plus d’un an)

Et ce faisant, les Etats-Unis préviendront :

- l'émission de gaz à effet de serre représentant 1,2 million de tonnes de CO2

Et obtiendront :

- 4,5 millions de tonnes d’excréments de bovins en moins

-7 tonnes d’ammoniac en moins dans l’atmosphère


05.04.2009

Nous resterons sur terre

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Mercredi 08 avril 2009 : sortie du film  Nous resterons sur Terre (co-réalisé par P.Barougier et O.Bourgeois).

Nous resterons sur Terre. Évidemment. Notre futur est ici.
Mais comment ?
La question brûle toutes les lèvres. Les pollutions, les catastrophes industrielles et les changements climatiques ont brusquement révélé la question de la survie de notre planète et avec elle, celle de notre espèce. Nous sommes en passe d'être rattrapés par nos besoins les plus élémentaires : d'air pur pour respirer, d'eau pour boire, de sols pour s'alimenter, d'un climat stable pour vivre en sécurité.

Depuis des décennies, l'homme moderne et la nature vivent sur la même Terre mais n'appartiennent plus à la même planète. D'un côté, le progrès et son appétit croissant pour alimenter les demandes urbaines, de l'autre une biodiversité qui s'assèche progressivement et une planète qui s'asphyxie de nos propres inventions. Au-delà des problématiques environnementales, c'est notre modèle de société dans son ensemble que Nous resterons sur Terre remet en question, tout en laissant le spectateur à ses émotions, à ses intuitions et à son jugement sur ce qui est juste ou non.

Quelle société souhaitons-nous transmettre aux générations futures et surtout quelles explications donnerons-nous à notre descendance lorsque celle-ci nous posera la question : Pourquoi ? 

Avec l’environnementaliste James Lovelock (auteur de "l’hypothèse Gaia" selon laquelle la Terre doit être considérée comme un organisme vivant), le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai (fondatrice du "Green Belt Movement" en 1977), ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre.

Ce film est donc un film éco-militant, au même titre que le docu La 11ème heure de Leonardo di Caprio mais il s'en distingue déjà par un parti pris esthétique très affirmé et surtout, il représente la somme d’entretiens croisés avec quatre intervenants irrécusables, des personnalités indiscutables.

 

31.03.2009

37,2 le matin (à l'ombre)...C'est normal ?

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Sommes-nous prêts à consommer mieux ? Moins ? Pour préserver ce qui peut l'être de cette planète amochée ? Pour corriger les effroyables inégalités qui subsistent entre des occidentaux gavés et des milliards d'êtres humains ?

Est-il concevable de sortir des crises économique, sociale, écologique en employant de vieux modèles productivistes et surconsuméristes ? Ces vieux schémas du passé, pollueurs, gaspilleurs ?

Ces questions font l'objet du dossier du dernier numéro de Terra Economica (n° 2 nouvelle formule), mensuel désormais en vente en kiosques et non plus uniquement sur abonnement.

Pour te donner un avant-goût de la qualité de ce magazine, je te livre un article court rédigé par Stéphane Hallegatte, un économiste climatologue, membre de la délégation française qui approuva le 4ème rapport du GIEC.                 

 

Le climat ? Une histoire de dés pipés.

 

Pourquoi a-t-il fait aussi froid cet hiver alors qu’on nous répète que les températures à la surface du globe montent ? Et ces tempêtes à répétition, sont-elles un signe du réchauffement ? Et cette terrible canicule en Australie, est-elle due au changement climatique ?
A chaque fois qu’un événement météo remarquable se produit quelque part – canicule, tempête, inondation –, on se pose la question du rôle du changement climatique.

Entêtés, les climatologues donnent toujours la même réponse : quand on parle de climat, un événement n’a aucune signification.

Seules comptent les répétitions. Ainsi, une canicule – disons celle de 2003 – n’est pas une preuve que le climat change : un tel événement, même s’il est inédit et improbable, n’est pas impossible dans un climat non perturbé par l’homme.
En revanche, le fait que l’on trouve dans les douze dernières années (1997-2008) les dix les plus chaudes depuis que l’on fait des mesures dans le monde est quasiment impossible en l’absence d’un réchauffement global.

De la même façon, le froid et la neige de cet hiver ne signifient pas que le climat se refroidit.

Au contraire, l’observation qu’il y a de moins en moins souvent de tels hivers rigoureux est une indication qu’il se réchauffe.

Pour mieux comprendre, imaginez que la température chaque saison est donnée par un lancer de dé. Quand le dé tombe sur 1, il fait beaucoup plus froid que la normale ; quand c’est sur 6, il fait vraiment plus chaud. Le changement climatique, c’est l’activité humaine qui pipe le dé.

Il donne alors plus souvent des 4, 5 et 6, et moins de 1, 2 et 3. Il a donc tendance à faire de plus en plus chaud. ça ne veut pas dire qu’il ne donne plus jamais de 1.
Nous en avons tiré un cet hiver, et nous nous sommes retrouvés avec 30 cm de neige à Marseille. Mais plus souvent, le dé donne des 6 et des canicules, comme à l’été 2003 et 2006.
         
Cette image permet aussi d’expliquer pourquoi l’on est capable de dire que le climat sera différent en 2070, alors qu’on ne sait pas quel temps il fera dans quinze jours… Comme avec un dé pipé, on sait qu’on aura à l’avenir de plus en plus de 6 et de fortes températures, mais on ne peut deviner ce qui va sortir pour chaque lancer.
La mauvaise nouvelle, c’est qu’il existe une différence notable entre un dé pipé et le changement climatique.
A l’avenir, ce dernier nous apportera quelques surprises, comme celle de voir notre dé donner des 7 ou des 8, c’est-à dire des conditions météorologiques aujourd’hui inconnues et avec lesquelles il faudra apprendre à vivre.

 

27.03.2009

Bouleversement climatique et biosphère en danger : pourquoi on ne fait rien ?

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Dérèglements climatiques, réchauffement planétaire, banquise en lambeaux, montée du niveau des océans, pénurie d'eau potable, phénomènes météorologiques irréguliers et extrêmes, épuisement des ressources en combustibles fossiles, érosion de la biodiversité, extinction massive d'espèces animales et végétales...La catastrophe majeure est annoncée, pour bientôt, quelques dizaines d'années, le pire va arriver...Mais l'homme ne fait rien, les hommes restent passifs face à ces menaces toutes plus crédibles les unes que les autres.

Pourquoi se comporte-t-il ainsi ?

Le magazine Psychologies du mois d'avril (numéro 284) qui vient tout juste de sortir s'est penché sur cette question qui tient du déni de réalité et tente de répondre à l'interrogation suivante : " Pourquoi la catastrophe la plus probable est-elle celle qui nous inquiète le moins ?".

Quatre raisons sont soulevées.

- Le réchauffement climatique n'a pas de barbe; c'est à dire que notre cerveau enregistre surtout les menaces d'origine humaine et les intentions agressives de nos semblables.

- Le réchauffement climatique ne nous choque pas moralement. Autrement dit, cela ne nous indigne pas. Nous ne sommes pas furieux, comme nous le sommes par des actes de séquestration et torture ou de pédophilie par exemple.

- Le réchauffement climatique n'est pas pour cet après-midi. En effet, notre cerveau est conçu pour éviter des dangers imminents. L'évolution ne nous a pas encore appris à considérer le futur comme le présent qu'il doit devenir.

- Le réchauffement climatique est trop lent pour que notre cerveau, qui n'enregistre que les changements nets et brutaux, y croie.

Comment s'en sortir ?

Faire un voyage dans le temps, en 2050 par exemple, et constater, horrifiés, que c'est vraiment la catastrophe.

 

16.01.2009

Finie la comédie

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"La planète a déjà subi cinq extinctions massives avant l'arrivée de l'homme...

[...] Aujourd'hui, le schéma est en place pour la sixième extinction massive, le vecteur responsable ne sera pas cette fois la nature mais la créature qui se prend pour Dieu.
J'ai désigné l'homme. L'humanité est en effet en train d'opérer un véritable hold-up sur la planète en modifiant le rythme millénaire de la nature, ses composants, ses aboutissants sans avoir les clés en mains.

Quatre domaines me semblent préparer le scénario d'une catastrophe programmée parce que les effets en sont d'ores et déjà irréversibles : les pollutions, les biotechnologies dont participent les OGM; le global change, c'est à dire le changement climatique de la planète et ce qui y collabore-les échanges avec les milieux marins, la montée des océans, la déforestation et les gaz à effet de serre-; et enfin, le plus grave sans doute avec l'effet de serre, les atteintes répétées et inconscientes à la biodiversité.

Tous ces bouleversements sont liés et aucun n'est indépendant des autres.
C'est un système aux effets tranversaux et interactifs et qui, de surcroît, est rétroactif.

Cependant, pour les quatre cas cités et leurs connexions, l'homme est responsable. Il a en mains les éléments de la sixième extinction qui entraînera certainement aussi la sienne."

Laurianne d'Este (professeur des universités, agrégée, administratrice de la SNPN, de l'association Férus...) - La fin annoncée d'Homo sapiens sapiens-Editions Sang de la terre.

 

27.11.2008

Déclinaisons d'un suicide collectif

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Communiqué de l'Association végétarienne de France (www.vegetarisme.fr)
                           
MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LE « BON SENS PAYSAN » ?
   
Combien de temps les éleveurs continueront-ils à mendier des subventions à l’État et persisteront-ils à scier la branche sur laquelle ils sont assis ?
 
► Suite aux manifestations d'éleveurs, le Ministère de l'Agriculture a annoncé une aide de plusieurs dizaines de millions d'euros pour les soutenir. On impose donc une nouvelle fois aux contribuables de subventionner l'élevage, y compris à ceux qui évitent en tant que consommateurs d'acheter de la viande ou des produits laitiers ! Même si l'on peut comprendre l'inquiétude des éleveurs qui voient leur revenu baisser, il est clair qu'il ne faut en aucun cas continuer à subventionner l'élevage, en particulier parce que c'est une activité extrêmement agressive envers l'environnement.
  
► La production de viande a été reconnue par la FAO comme étant le premier facteur d’émission de gaz à effet de serre (devant le secteur des transports).

Une alimentation 100% végétale génère environ 5 fois moins de CO2 qu’une alimentation végétarienne classique… qui génère elle-même environ moitié moins de CO2 qu’une alimentation carnée.

Produire des légumes, céréales, légumineuses, nécessite de 500 à 2000 L d’eau par kg d’aliments, alors que produire 1 kg de viande de boeuf demande 20 000 à 100 000 L.

En France, 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, qui absorbe à elle-seule 50 % des céréales produites. Les animaux d’élevage sont en effet de véritables gouffres énergétiques, où se perdent 85 % des calories et des protéines végétales qu’on leur donne.

L’élevage génère aussi une forte pollution. Plus de la moitié des engrais azotés et phosphorés employés en France le sont uniquement pour satisfaire aux besoins de nos animaux de consommations. Et ceux-ci produisent bon an mal an environ 300 millions de tonnes de déjections diverses. L’ammoniac provenant des lisiers liquides est l'une des causes principales des pluies acides qui abîment les arbres, acidifient les sols, les lacs et les cours d'eau, et nuisent à la biodiversité.

► Les éleveurs sont donc les premiers pollueurs de la planète, et continuer à subventionner leurs activités est en contradiction totale avec les objectifs de préservation de l’environnement fixés par le gouvernement… qui ferait bien de s’inspirer plutôt de ce que conseille Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) : « Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation. »

► Il faut donc réformer l'ensemble des filières liées à l'élevage de manière à diminuer la consommation de viande et de lait, en promouvant massivement l'adoption d'une alimentation équilibrée la plus végétale possible. Quant aux éleveurs, ils seraient bien inspirés de se reconvertir dans d’autres activités moins néfastes à l’environnement, et de se passer définitivement des aumônes de l’Etat.

 

 

15.09.2008

Pour un holocauste écologique durable et soutenable ?

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"Il est rare de voir deux aninaux, surtout s'ils appartiennent à des espèces différentes, se disputer le même morceau de viande.
Même quand compétition il y a, elle se révéle souvent sans conséquence.
On voit parfois sur les plages un crabe s'enfouir dans un trou pour en réapparaître aussitôt, expulsé par son actuel occupant.
Le crabe se contente de s'en aller pour se mettre en quête d'un autre trou.
La compétition entre espèces-la compétition interspécifique- n'est guère plus qu'un accroc mineur, passager."

Daniel Simberloff (professeur émérite en écologie, université du Tennessee).

Quelques bouquins de D.Simberloff ont été publiés et traduits en français.

Ce type, un balèze dans son domaine, a travaillé sur l'évolution et l'extinction des espèces au cours des temps géologiques.

1ère extinction (440 millions d'années). 2ème extinction (380 millions d'années) ...Jusqu'à la 5ème (65 millions d'années), celle qui a vu la disparition des dinosaures.
Extinctions massives. Presque tout a été nettoyé, du plus petit être vivant au plus grand.

Cataclysmes sismiques, chute d'un astéroïde, coulées de lave colossales, refroidissements atmosphériques invraisemblables, telles furent les causes de ces catastrophes écologiques.Toutes naturelles et accidentelles.

Mais la vie s'est accrochée. La coopération, encore et toujours.

La sixième extinction sera l'oeuvre d'un seul prédateur. L'homme, Homo sapiens, qui, depuis 200000 ans, a saccagé, détruit, empoisonné la planète. La biodiversité n'est plus.Ne sera plus.

200000 ans ? Une paille à l'échelle des temps géologiques. Mais c'est un déclin dramatiquement actif car menaçant la propre survie du géant aux pieds d'argile. Le paroxysme destructeur est atteint : bienvenue au club de la mort.

Notre planète et le vivant se sont remis, plutôt bien que mal, de ces holocaustes écologiques préhistoriques grâce à la coopération.

C'est pourquoi je t'ai placé ce propos, en préalable, de D.Simberloff.

Cependant, l'homme a remplacé la coopération par la concurrence.

Pour un irrémédiable et funeste sort.

PS : la  photo a été empruntée au blog d'Anne-Marie et de Jean-Marie : http://naturesauvage76.com

07.03.2008

Viande : la bombe écologique

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Comme Jehanne marchait au bûcher, nous nous dirigeons vers une terre surchauffée.

Sauf si...

Bon ! Il ne suffira pas de rouler à 90 au lieu de 110 km/h, c'est moi qui te le dis, pour contrarier la course  folle.

Mais ça tombe bien, il y a des gens, tout à fait dignes d'intérêt, qui soumettent, même s'ils sont pessimistes, des solutions, des façons de faire différentes, des alternatives pour éviter cette farce macabre d'une planète au bout du rouleau.

Toi, tu penses évidemment que l'automobile, l'avion, tout ce qu'on regroupe sous le vocable de 'transports' est la plus grande cause du réchauffement du globe.

Erreur, mon ami, erreur...

L'élevage, la filière viande en général, émet plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des quelques 800 millions de totomobiles en circulation sur cette bonne vieille terre.

Je liquide ton objection (même si, la pauvre, elle n'avait rien demandé) de suite : ce n'est pas moi, modeste pékin qui l'affirme mais la FAO (Food and Agriculture Organization), une agence de l'ONU. Ce n'est pas dans leurs habitudes de raconter du flan.

J'aime bien reprendre l'un des exemples que la FAO donne, quand on me gonfle avec la nécessité hypocrite de veiller à ne pas laisser couler le filet d'eau du robinet quand tu te brosses les ratiches : une seule journée sans manger de produits animaux permet l'économie de 5000 litres d'eau par individu (soit une centaine de douches).

Tu réalises Denise ?

Pour ton édification, je te balance un article paru dans Libération du 05 mars. Il a été rédigé par l'équipe du mensuel TERRA ECONOMICA, des petits gars très valables. Je t'en ai déjà parlé, il me semble.

Tu pourras aller sur leur site  (www.terra-economica.info) pour y consulter des articles, t'abonner (moi c'est déjà fait) ou réagir.

Voici le texte (le titre est de moi). 

Une autre vérité sur le réchauffement climatique

Quatre kilogrammes par foyer français en 2007 contre 3,8 kg en 2005 : la viande hachée est l’un des seuls produits élaborés à base de bœuf dont la consommation continue de croître en France. C’est en effet la viande qui réalise les plus gros volumes de vente dans l’Hexagone. A tel point que la filière bovine est sortie de la zone rouge uniquement grâce au steak haché.

Seulement voilà, du pré à l’assiette, la viande bovine traîne quelques nuages de gaz à effet de serre.
Avant que le steak haché ne gagne sa place dans les rayons des supermarchés, rendez-vous à l’abattoir. Celui de Cholet (Maine-et-Loire) par exemple, le plus important des neuf sites de l’entreprise Charal.

Gaz hilarant. Ici pénètrent chaque semaine environ 2 000 bovins, dont on tire notamment 170 tonnes de steaks hachés.
Chaque année, cela représente 8 800 tonnes de viande emballée, soit plus d’une tour Eiffel. Entre le début et la fin de la chaîne, le bovin est anesthésié puis saigné. Ses muscles sont préparés, hachés puis moulés. Charal reste assez flou sur les détails du processus, «secret de fabrication» oblige, mais insiste sur la multiplicité des contrôles qualité… Suite aux différentes crises sanitaires (encéphalite spongiforme bovine, salmonelles…), les transformateurs ont bien été obligés d’adopter la culture du contrôle.

Dans la foulée, les abattoirs ont également procédé à leur examen environnemental : tri des déchets, réduction du poids des emballages, groupement des transports et surtout gestion de l’eau.

Bien que transformation, emballage et transport dégagent du dioxyde de carbone (CO2), le gaz à problème du steak haché serait plutôt le méthane (CH4).
Les ruminants en rejettent une grande quantité par flatulence.
Et une molécule de méthane provoque un effet de serre 23 fois plus important qu’une molécule de CO2, selon les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Ce n’est pas tout. Le fumier, lui, dégage du gaz hilarant, le N2O.
Mais pas de quoi rire, son impact est 296 fois supérieur à celui du gaz carbonique.

Fumier. Selon un rapport de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, paru en 2006, l’élevage dans son ensemble émet, en équivalents CO2, «18 % des gaz à effet de serre de la planète».
Davantage que les transports !
Pour régler le problème, suffirait-il d’opter pour de la viande estampillée bio ? Pas si simple. Une vache, élevée selon les méthodes de l’agriculture biologique ou celles de l’agriculture conventionnelle, émet la même quantité de méthane, et le fumier dégage autant de dioxyde d’azote.

Il ne reste donc qu’une seule issue : ingurgiter moins de steaks. Selon une étude britannique, parue en 2007 dans The Lancet, il faudrait réduire d’au moins 10 % notre consommation de viande rouge pour diminuer de façon significative la contribution de l’élevage au changement climatique.

 

05.03.2008

Moins peut être plus

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Non je ne suis pas une feignasse. Oui, c'est plutôt rare.

Que je me contente de replacer, sur ce blog, sans y toucher, un article venant d'ailleurs.

Ce papier est extrait d'un dossier publié par le magazine Courrier International, consacré à la décroissance.
La décroissance, c'est le refus réfléchi, militant parfois, de la surconsommation, du gaspillage, d'un mode de vie polluant et néfaste pour la planète et à l'inverse, le choix de la simplicité, voire de la frugalité, du renoncement volontaire à toutes ces conneries de course au fric, à ces envies de paraître et d'avoir au lieu d'être.
C'est le non à l'abondance, au toc, au superficiel qui coûte cher.

On les appelle les décroissants en France, les downshifters (décélérateurs ou ralentisseurs) aux Etats-Unis ou en Suède.
Après la lecture de mon billet, je suis certain que tu vas creuser le sujet, faire chauffer ton moteur de recherche.
Va donc voir où on parle du 'Buy nothing day', dénommée par chez nous 'Journée sans achats', où on cause du groupe The Compact (http://sfcompact.blogspot.com) ou encore des Casseurs de pub et autres adeptes de la désobéissance à ce système de dingues.

L'article que tu vas lire a été écrit par Madeleine bunting, dans le Guardian (quotidien anglais).

Tu reconnaîtras que j'ai bien fait de m'effacer, pour une fois, devant ces propos de grande qualité !

La frugalité, salut de notre âme

Fondé sur la consommation à outrance et sur l’insécurité, notre système économique détruit l’environnement. Et nous éloigne de nos vrais besoins.

En 2006, chaque citoyen britannique a produit 9,6 tonnes de CO2, un chiffre qui devra être ramené à moins de 3 tonnes d’ici à 2050. C’est le minimum non négociable sur lequel s’accordent la plupart des économistes et des spécialistes de l’environnement. Ce qui fait débat est de savoir si cela signifie qu’il faudra consommer moins ou simplement consommer différemment ?
En d’autres termes, devrons-nous renoncer à notre confort au nom du développement durable ou bien ­pourra-t-on continuer à vivre de la même façon grâce à la magie de la technologie ?
 
La politique environnementale du gouvernement repose exclusivement sur le développement de technologies propres. Pourtant, ces dernières années, les progrès en matière d’efficacité énergétique n’ont fait qu’accroître les aspirations des consommateurs. L’innovation fait certes partie de la solution, mais elle n’est pas suffisante.
On a raison de parler de “magie” de la technologie : le gouvernement se fonde sur une croyance irrationnelle.
 
Notre système politique repose sur la croissance économique telle qu’elle est mesurée par le produit intérieur brut, qui ne dépend que de l’augmentation des dépenses de consommation.
La croissance économique est nécessaire pour payer le service de la dette, ainsi que ­l’Etat-providence.
  
Si les gens arrêtaient de consommer, l’économie finirait par s’effondrer.
La publicité et le marketing, deux secteurs prépondérants de notre économie, ont pour unique objectif de veiller à ce que nous continuions à consommer et que nos enfants suivent notre exemple.Ce système économique, avec son coût exorbitant pour l’environnement, est pourtant profondément malade.
Le graphique du psychologue américain Tim Kasser en est la meilleure illustration. La courbe représentant le revenu par habitant est en constante augmentation sur les quarante dernières années ; tandis que celle illustrant le nombre de personnes se disant “très heureuses” reste stable sur toute la période. L’écart entre les deux courbes ne cesse de s’agrandir.
 
Le graphique de Kasser est à la fois source ­d’espoir et d’inquiétude. La bonne nouvelle est qu’un faible niveau de consommation n’est pas forcément synonyme de malheur. Mais, d’un autre côté, il est particulièrement inquiétant de voir que nous continuons à consommer alors que cela ne nous rend pas plus heureux.
Selon Kasser, notre hyperconsommation est une réponse à l’insécurité, c’est un mécanisme d’adaptation destructeur.
  
Au cours des dernières décennies, les sources d’insécurité se sont multipliées. Outre les classiques manipulations des publicitaires, les économies de marché hautement compétitives génèrent de nouvelles sources d’anxiété allant des questions identitaires (Quelle est ma place dans cette société ?) aux interrogations fondamentales (Qui prendra soin de moi quand je serai vieux ?).

Le lien entre matérialisme et insécurité permet d’expliquer pourquoi des pays aussi différents que les Etats-Unis et la Chine présentent un tel niveau de matérialisme.

L’insécurité y est endémique.
Le génie de ce système fondé sur l’insécurité est qu’il est autoalimenté. Plus on ressent de l’insécurité, plus on est matérialiste ; et plus on est matérialiste, plus on ressent de l’insécurité.
 
Kasser a démontré que les valeurs matérialistes (en augmentation chez les adolescents des deux côtés de l’Atlantique) engendrent de l’angoisse, nous rendent plus sujets à la dépression et moins coopératifs.
Des études ont montré que les gens savent parfaitement quelles sont leurs véritables sources d’un épanouissement durable – construire des relations solides, s’accepter tel qu’on est, appartenir à une communauté –, mais une redoutable alliance d’intérêts politiques et économiques s’efforce de les en détourner dans le seul but de les faire travailler plus et dépenser plus.
  
Changer cet ordre des choses ne sera pas une mince affaire, et la transition vers une économie de faible consommation devra se faire en douceur.

Le problème est que ce bouleversement pourrait avoir des effets pervers – c’est la crainte de Kasser. Une réduction de la consommation pourrait se traduire par une instabilité économique et une insécurité accrues.Sans compter que le réchauffement climatique est lui aussi source d’anxiété.
Le risque est de renforcer notre fièvre ­d’hyperconsommation. Un scénario plus optimiste n’est pas exclu pour autant.
Nos ­sociétés pourraient adopter un mode de consommation modéré, orienté vers la satisfaction des véritables besoins humains. La plupart d’entre nous reconnaissent confusément que d’énormes changements de mode de vie s’imposent, mais nous attendons que quelqu’un d’autre fasse le premier pas.
 
Dans son ouvrage intitulé Ecological Debt [publié en juin 2005], Andrew Simms a démontré le rôle crucial du gouvernement.
Au début des années 1940, le gouvernement britannique est parvenu à réduire considérablement la consommation du pays, non pas en comptant sur la bonne volonté de ses habitants mais en orchestrant une vaste campagne de propagande combinée à un système de rationnement et de taxation des produits de luxe.
Voilà exactement ce que nous devrons faire au XXIe siècle, ce qu’aucun grand parti politique n’ose encore reconnaître.

19.01.2008

Choc climatique : il nous reste quelques minutes pour l’éviter.

  

Après moi le déluge !

C'est assurément ce contre quoi Leonardo Di Caprio s'insurge, de bonne foi, sincérement.

Opposé à ces comportements criminels, désastreux pour le devenir écologique de la planète.
Ces décisions et postures empruntes de cynisme, fondées sur le mensonge et la duplicité, motivées par le seul appât du gain, qui mettent à sac la biosphère, mettant en péril la survie des générations à venir.

Les constats sont accablants. Des dizaines de livres, de reportages, de films, en passant par "Une vérité qui dérange" de Al Gore, ont dévoilé l'état de notre boule bleue et ce qui nous attend si rien n'est fait pour contrarier radicalement cette course folle.

Droit dans le mur ! C'est exactement ça.

'Nous fonçons droit dans le mur', nous interpelle L.Di Caprio dans son docu/film "La 11ème heure, le dernier virage".

Présenté au dernier festival de Cannes, ce documentaire est sorti le 09 janvier 2008 mais ne sera pas distribué en salles.
Il est disponible uniquement en VOD (vidéo à la demande), en attendant sa commercialisation en DVD.

Léonardo Di Caprio, auteur, réalisateur et narrateur, a donc voulu nous alerter encore une fois sur le délabrement de notre environnement et proposer, avec le recours à des dizaines de personnalités (de Stephen Hawking à Mikhaïl Gorbatchev) des pistes de solutions.

Dans ce doc, il y a bien sûr les images fortes (effondrements des glaciers, inondations, cyclones...) et leurs conséquences (disparition d'espèces, famines, flots de réfugiés etc).

La bande annonce, plutôt étoffée : http://wwws.warnerbros.fr/11thhour/

Tout juste peut-on, cependant, regretter le manque d'insistance de Di Caprio à stigmatiser l'un des plus méprisables individus de la bande des délinquants écologiques.

C'est l'un de ses compatriotes. Ceci explique peut-être cela. Et non le moindre. Ceci explique sûrement cela.

Devinette : je suis celui qui a refusé, une fois élu, de ratifier le protocole de Kyoto. J'ai livré des espaces gigantesques naturels et protégés, pour forage et concession, à mes amis pétroliers, notamment à ExxonMobil.
J'ai rendu caduques les lois sur la qualité de l'eau et de l'air (Clean Water act et Clean Air act).
J'ai gelé le programme Superfund élaboré pour répondre au délicat problème du traitement des déchets industriels toxiques.
Je suis ? G. Dobeliou Bush et je m'en tape comme de ma première bouteille de bourbon des rejets de CO2 et du choc climatique.

Léonardo Di Caprio, qui précise même que l'heure est dépassée depuis longtemps et que nous sommes maintenant proches des douzes coups de minuit, a été interrogé sur la responsabilité de son président.
Lui, le boss de l'empire (responsable d'un quart des émissions industrielles mondiales de gaz carbonique).  

C'est ainsi qu'il a répondu : "Pour ce qui est du Président Bush, je vais dire des choses extrêmement simples, parce que c’est la vérité. Il a fait très peu pour l’environnement."

Alors ça, c'est envoyé !
C'est du brutal ! Du féroce !

Il a fait très peu pour l'environnement ?

Sans déconner !

 

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