05.02.2009
La joie de l'esprit indique sa force

Comme j'écris ces lignes, la pluie tombe sur le Vélux et les fenêtres.Je suis au chaud mais j'ai hâte de retrouver des jours meilleurs et plus éclairés. Et puis, j'ai eu envie de dévoiler une petite partie de moi-même, depuis le temps que l'on se fréquente.
Mes principales influences morales, philosophiques, je les dois à des américains : Ralf Waldo Emerson et Henry David Thoreau. Le second, tu le connais, c'est l'auteur de 'La désobéissance civile' et 'Walden ou la vie dans les bois'. Le premier, penseur joyeux, inspiré par la voie du Tao, fuyant les dogmes et appelant à imiter la Nature, disait notamment que rien ne peut remplacer le soleil pour mûrir les pommes.
Thoreau, Emerson, étaient des sages. Ils aimaient la botanique, les animaux et les livres. Le bon gouvernement, pour eux, c'était celui qui gouvernait le moins.
Communion avec la nature ! Voilà...Je cherchais les mots exacts qui les caractérisaient, cette communion qui s'accompagne néanmoins d'une certaine oisiveté, qu'aucune déception ne peut altérer par conséquent.
Walt Whitman est le plus grand poète américain. Son recueil de poèmes, intitulé 'Feuilles d'herbe', est un chef d'oeuvre absolu. Walt Whitman (c'est lui en photo) se revendiquait du transcendantalisme, courant porté justement par Emerson et Thoreau.
Il écrivit ceci :
"Je pense que je pourrais vivre parmi les animaux, tant ils sont paisibles et réservés.
Je les observe depuis longtemps et ne les vois pas gémir sur leur condition, ni rester éveillés, la nuit, pleurant sur leurs péchés.
Ils ne m'écoeurent pas à discuter de leurs devoirs envers Dieu, aucun n'est insatisfait, aucun n'est obsédé par la rage de posséder les choses, aucun ne s'agenouille devant un autre ni devant ceux de son espèce qui vécurent il y a des milliers d'années, aucun, sur toute la terre, ne se veut respectable ni pitoyable..."

06:10 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire