05.12.2009

Un monde d'horreur parce que tu es une conne

fourrure

 Tu vas lire ce texte, de Cavanna, tu vas te dire que bordel...c'est décourageant, autant pisser dans un violon ...Que jamais ça n'en finira, ces malheurs, ce sort terrible qui s'abat sur eux depuis des millénaires.
Et puis tu te diras qu'ils ne pourront jamais écrire de textes semblables,  composer des chansons et des poèmes, hurler leur révolte.
Ce sont des sans-voix. Tu es leur voix. Ne l'oublie jamais.   

"On croyait avoir gagné la bataille. Plus modestement, une bataille. Cette bataille-là. Celle de la fourrure. Ça remonte à loin. Des années. Personne n’osait plus en porter. Oh, pas par amour des bêtes au poil somptueux, même pas par pitié. Par trouille.

Il y avait eu l’époque des commandos. Qui traquaient la ******* en renard ou en vison. Les filles qui s’enfermaient dans l’ascenseur avec la poufiasse fière de son chinchilla (j’écris « chinchilla », je ne sais même pas si c’est une fourrure chère, enfin, mettons) et lui déversaient un demi-litre d’encre de Chine, ou de Javel, ou carrément d’acide sur l’ondulante toison, et puis s’esbignaient à l’étage, laissant hurler la rombière. Il y avait eu les manifs, les boutiques de fourreurs saccagées. Il y avait eu nous, Charlie Hebdo, Paule l’enragée en tête… Bref, la fourrure avait reculé. Disparu, pour ainsi dire. On était bien contents.

Ça ne pouvait pas durer. Les générations de connes succèdent aux générations de connes. Et tout est à recommencer. Les couturiers et tous ceux qui peuvent se faire du fric autour du martyre des bêtes ont fait ce qu’il fallait. La fourrure est tendance, la fourrure revient en force, c’est l’invasion massive, irrésistible.

Ce ne sont plus seulement les toisons prestigieuses, les traditionnels visons, les zibelines rarissimes, cadeaux de gros cons friqués à petites connes ambitieuses, qui font le gros du trafic, mais, figurez-vous, les peaux des chats et des chiens. Très mode, très très.

En zappant comme je zappe, je tombe l’autre jour –ne me demandez pas quelle chaîne, j’ai coupé le jus avant la fin et je me suis sauvé- sur l’horreur des horreurs. Un film pris en douce par un amateur, je suppose. Un élevage de chats. Plutôt, un endroit où l’on entreposait des chats volés. Des centaines. Ah, oui : en Chine.
Des ouvriers chinois massacraient les chats. Rationnellement. Les attrapaient par les pattes de derrière, les élevaient haut en l’air et puis les abattaient, hargne donc, de toutes leurs forces sur une espèce de billot. De vrais pros. Le chat hurlait, se débattait, la sale bête, il fallait cogner encore, et encore, il n’en finissait pas de crever. D’ailleurs, on ne le contrariait pas. Tu ne veux pas clamser ? M’en fous, pourvu que tu te tiennes peinard. Et en effet, le chat, assommé mais vivant, gigotant vaguement, était sur-le-champ ouvert du haut en bas par le spécialiste, un autre, pas le même, débarrassé de sa peau en trois coups de couteau, la peau mise à sécher et le chat jeté tout palpitant dans une espèce de poubelle à roulettes où miaulait une masse sanguinolente et bien tassée de chats sans peau.

Finalement, ce n’était peut-être pas une prise de vues clandestines. Car on nous montrait complaisamment toutes les étapes du traitement des peaux jusqu’à leur finale expédition pour l’Europe. Le massacre n’était qu’une des étapes de l’opération, présentée avec la même indifférence, le même intérêt technique que les autres. Les Chinois ont beaucoup à apprendre quant à la sensiblerie occidentale. Ce film, qui se veut peut-être de propagande, leur fait du tort.
Tant pis pour leurs gueules.   

Je voudrais qu’il soit projeté dans tous les coins pourris où des bonnes femmes s’affublent de ces peaux volées. Qu’elles touchent du doigt ce que c’est que la prestigieuse industrie de la fourrure, ce qui se passe avant que le grand couturier la drape sur les corps de ses déesses.

Oui, je me bourre le mou. Elles le savent, tout ça, ou s’en doutent. Elles ne veulent pas le savoir. On leur racontera que ce que j’ai vu là est exceptionnel, des bandits, des clandestins, qu’en vrai tout se passe en douceur, le chat s’endort tranquille, on a fait ce qu’il faut, il est heureux de donner sa peau pour que Paris soit toujours Paris… Et elles marcheront, elles ont tellement envie… Toutes le copines ont de la fourrure de chat –on ne dira pas ça comme ça, les gars du marketing auront trouvé un mot chic, un mot mode- je ne vais pas être la seule à m’en passer ! J’aurais bonne mine tiens !
Ah, oui : les chiens. Pareil.
En Chine, toujours. Cinq ou six gros lascars en train d’éclater les crânes sur des billots, sur le pavé, à tour de bras, cadences infernales, doivent pas être payés gras. Qu’ils crèvent !

Attendez-vous donc à voir rappliquer, je ne sais trop sous quelle forme, une marée d’accessoires vestimentaires à base de fourrure de chats et de chiens dans l’hiver qui vient. Savez-vous quoi ? Ils les font passer pour du synthétique i Ce qui tendrait à suggérer qu’en Chine la peau des chiens et des chats, malgré les manipulations, revient beaucoup moins cher que le Nylon ou les acryliques !

Jusqu’ici, les massacreurs de chats, chez nous, étaient des voyous ruraux qui fournissaient certaines officines fabriquant des sous-vêtements en peau de matou pour tenir au chaud les rhumatismes des vieux cons à rhumatismes. Activité d’ailleurs réprimée par la loi.
Les Chinois, qui sont un grand peuple travailleur et industrieux, ont élevé la chose aux dimensions d’une entreprise nationale.   

Je retire de tout ça l’impression débilitante que cet incessant combat contre la souffrance animale, que ces efforts sans cesse et sans cesse recommencés en faveur du respect de la vie, de toute vie, qui sont déjà si décevants quand on s’adresse à des peuples dits « évolués », se heurtent, hors de ce cercle restreint, à un formidable mur d’indifférence, pour ne pas dire de sadisme. L’Asie est terrifiante. Ne parlons pas de l’Afrique…

Oui, bon. Il y a du boulot. Les filles, à vos bouteilles d’encre ! Les gars, refusez votre coït à toute merdeuse portant fourrure !"

François Cavanna

25.11.2009

Mangez Buvez Gavez

photo_bmg2

"Mangez Buvez Gavez" est un court-métrage en animation de sable. Une technique traditionnelle de dessin qui utilise le jeu de la lumière et du sable.
Ce film, réalisé par David Myriam, dénonce les méthodes de production du foie gras. Il est accompagné d'une bande son originale de Gérard Bonnotte.
D'une durée de 9mn40, il est disponible sur les sites Stop Gavage de nos amis de l'association L214 et Art-Engage.net.

David Myriam est un des rares artistes français maîtrisant cette technique qu'il pratique depuis 1998. Il se définit comme un artiste engagé particulièrement sensible aux violences exercées sur les êtres sans défense.
C'est de cette révolte qu'est né le film Mangez Buvez Gavez. Une manière originale de traiter la production et la consommation de foie gras.

"Des petits plaisirs causent parfois de grandes souffrances… De quoi réfléchir à la place que nous donnons aux autres animaux."
David Myriam

C'est ici pour le visionnage :

http://www.stopgavage.com/mangez-buvez-gavez.php<...

 

23.11.2009

Avons-nous le droit de disposer, d'exploiter et de tuer les animaux ?

rubon275

La revue Pouvoirs est la Revue française d'études constitutionnelles et politiques. Elle a consacré la totalité de son dernier numéro (131) de novembre 2009 aux animaux.
On notera les contributions de personnes que nous aimons bien ici, Elisabeth  Hardouin-Fugier, Elisabeth de Fontenay, Florence Burgat.
Certes, on négligera Françis Wolff, ce philosophe prestataire de services de la mafia tauromachique (il vend des arguments bidons contre reconnaissance).
Florence Burgat, justement, a rédigé un excellent (mais c'est son habitude) article sur les enjeux brûlants qui  se posent à la cause animale. Elle dresse un tableau plus qu'exact de la mouvance animalière et revient sur la problématique majeure qui tracasse, agite, stimule n'importe quel militant sincère de la cause animale : exploitation animale. Réformer ou abolir ?

Je te livre là quelques extraits. 

Il existe dans le monde des milliers d’associations de défense des animaux.
Il est impossible d’en fournir le nombre exact en France car, aux côtés des grandes associations, se forment des groupes de petite taille (dont des refuges) à l’action souvent locale. Le nombre de leurs adhérents
varie de quelques centaines à des dizaines de milliers.

Elles diffèrent
aussi par leur objet (général ou particulier) et par leurs visées, selon qu’elles sont essentiellement amélioratrices (on emploie aujourd’hui
l’anglicisme « welfaristes ») ou abolitionnistes.

Si une véritable réforme
des méthodes d’élevage, de transport, d’abattage, une réduction et un encadrement de l’expérimentation, mais aussi de la chasse sont jugés, par tous les militants, nécessaires à la réduction immédiate de la souffrance animale, ces mesures ne constituent pas pour autant la fin dernière de
l’action de toutes les associations, loin s’en faut.
Aussi les deux grandes
postures théoriques qui clivent le mouvement de défense des animaux se
dessinent-elles : réformer ou abolir.

Une question peut être adressée à la
position réformiste : comment « protéger » les animaux au cours d’opérations qui les font nécessairement souffrir (expérimenter, confiner, abattre à la chaîne) ?
L’industrialisation des processus, qui a affaire à des séries et
non à des individus, est-elle compatible avec le souci de l’individu ? À ces éléments concrets s’ajoute le regard porté sur les animaux : comment en effet les déclarer tout à coup « respectables » et dignes de « considération » auprès de ceux qui les voient, du fait de leur activité professionnelle ou leur passe-temps, comme de la « viande sur pied » ou du « matériel de
laboratoire », ou encore du « gibier » ?

[...] O
n n’a jamais tué autant d’animaux qu’aujourd’hui.
Yves Christen
remarque à juste titre que la « passion nouvelle » pour les animaux « ne change pas grand-chose sur le terrain concret de l'exploitation animale », car on estime à 8 milliards les animaux tués par an aux États-Unis pour la boucherie, « soit près de un million par heure », à 200 millions ceux qui sont chassés et à 8 à 10 millions ceux qui sont chassés ou élevés
pour leur fourrure.

Aussi les trois secteurs les plus importants de l’exploitation animale devinrent-ils la boucherie, l’expérimentation et la chasse.

29.10.2009

Faire le portrait de l'âme des animaux

wild_animals_14
 
"Ce qui m'intéresse en définitive, ce n'est pas de créer une œuvre purement documentaire ou remplie d'action et de spectacle, comme c'est généralement la règle dans le domaine de la photographie d'animaux. Mais de montrer les animaux en train d'être, tout simplement. En train d'être avant qu'ils ne soient plus. Avant qu'ils cessent d'exister, à l'état sauvage en tout cas."

Ces propos sont tenus par Nick Brandt, artiste photographe. C'est un photographe animalier reconnu, acclamé par la critique et le public.
Nick Brandt a fait le choix du noir et blanc. Il a laissé les téléobjectifs à la maison. Il s'approche ainsi, patiemment, distant de quelques mètres parfois, avec empathie, des sujets qu'il veut photographier.
En réalité, ce sont plus que des photos; ce sont des portraits.
Portraits d'animaux sauvages :  lions, guépards, éléphants, rhinocéros, girafes, gnous...Vivant en Afrique de l'Est, au Kenya ou en Tanzanie.

Nick Brandt aime les animaux. Tous les animaux. Il ne les mange pas. Il est végan.
Son premier ouvrage "On this earth" a été préfacé par Jane Goodall.

Un nouvel ouvrage présentant ses oeuvres vient tout juste de sortir : "L'Afrique au crépuscule"-Editions La Martinière (35 euros).

Son site : http://www.nickbrandt.com/
 
wild_animals_02

 

26.10.2009

Vous reprendrez bien encore un peu de foie malade hypertrophié ?

CANARD

Bientôt, ça va tenir du gloussement de joie et du "Han !". Bouche pleine, ils vont grogner de plaisir. Une bouchée de cruauté par ci, une tartine de saloperie par là. Quel bonheur que de devoir ingurgiter du concentré de souffrance...

Fêtes ou pas fêtes... Le malheur, c'est tous les jours ma bonne dame.
Tiens...Voilà un propos de Florence Burgat sur le foie gras. Tout est dit.


"Noël et le 1er de l’an ne sont-ils pas d’abord synonymes de «bonne chère», en particulier du sacro-saint foie gras sans lequel, semble-t-il, la fête serait triste ?
La France est le premier producteur (76%) et le premier consommateur (68%) de foie gras. Le Parlement a jugé bon d’ériger le foie gras en «patrimoine culturel et gastronomique protégé en France» (Art.L.645-27-1 du code rural), encourageant ainsi une demande déposée auprès de l’Unesco pour obtenir qu’elle classe la gastronomie française dans le "patrimoine immatériel de l'humanité"!

Comment choisir un bon foie gras ? Telle est la préoccupation qui balaye actuellement toutes les autres et occupe tous les esprits : silence, on mange du foie gras !
L’affaire est sérieuse, car c’est à cela que l’on juge votre capacité à «jouir des plaisirs de la vie», à «savoir ce qui est bon».
Mais pour en jouir tranquillement, mieux vaut ne pas en savoir trop long sur le processus qui transforme le foie malade en ce «mets délicieux», et plus généralement les animaux en viande.

Cette matière semble étrangère à l’individualité : la logique de la série prend le pas sur celle du propre, aucune biographie ne précède ce devenir-viande des animaux, de sorte que nous n’avons aucun imaginaire de ceux dont la chair équarrie nous est donnée à manger : du poulet, du veau, du porc…
Nés pour cela, leur identité est celle de la chair à l’étal. N’en faisons pas une histoire, à tous les sens du terme. L’habitude de voir ces pièces plus ou moins informes est entrée dans la banalité de notre paysage.
Aucune violence ne se dégage de l'artifice des morceaux «dont la forme, l'aspect nous sont depuis longtemps assez familiers pour avoir acquis, à nos yeux, une autonomie, une réalité indépendante de l'ensemble dans lesquels ils étaient inclus. (...). La boucherie est un lieu d'innocence». (Pierre Gascar, Les Bouchers).

Comment voir ce que l’on ne voit plus, ce à propos de quoi aucun étonnement, aucune question, aucune inquiétude ne surviennent ?
Comment troubler le calme de la viande ? Certains étals le devraient pourtant, si l’on voulait bien les voir. Volaille, lapins, «gibier» ne sont-ils pas présentés de la manière la moins abstraite qui soit ? Oiseaux entiers, parfois partiellement plumés, lapins écorchés mais jamais décapités, carcasses ouvertes, exhibant dans une pornographie trop évidente, le plus intime du corps.
Faisans, lièvres, biches… alignés à l’état de cadavres non encore «préparés» par la main experte, flattant ainsi le goût de la traque (il s’agit en réalité d’animaux d’élevage et d’un abattage par balle pratiqué dans un enclos).

Les abats ne rappellent-ils pas sans détour l’individu : ce n’est plus à de la viande que l’on a affaire, mais à la tête, aux oreilles, à la langue de tel animal ?
Le particulier est bien là. Mais rien n’y fait : tout cela appartient à l’ordinaire de la perception, révélant un ordre où chaque chose semble à sa place, puisque chaque jour, de la viande remplace indéfiniment de la viande…

Particulièrement importuns sont donc ceux qui se mêlent de faire la lumière sur ces plaisirs dont il s’agit d’ignorer la fabrique. La promotion s’y emploie du reste à merveille : tout brille, tout pétille !

Tandis que de l’autre côté du miroir, quelque 90 millions de naissances de canards et d’oies sont nécessaires aux 45,7 millions de canetons mâles mis à l’accouvage. La moitié des oiseaux (les femelles) est éliminée à la naissance ; ils sont généralement jetés au broyeur, car bons à rien (la race n’a pas été sélectionnée pour la viande) : les femelles présentent en effet un foie trop veineux. 39 millions de canards sont gavés, et 34,5 y survivent et sont donc abattus pour la collecte de leur précieux foie hypertrophié.

On fait naître 710 000 oisons pour fabriquer le foie gras d’oie (chiffres 2007, source : rapport annuel du CIFOG, Centre Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras). Il y a ensuite la contention dans des batteries de cages, le geste réitéré à la pompe introduite jusqu’à l’estomac, blessant l’animal, pour y introduire d’énormes quantités de nourriture…

La vue du matériel que seuls les professionnels connaissent, nous fait peut-être mieux pénétrer cette réalité que les étals auxquels notre œil est accoutumé : la «gaveuse super» monovitesse, permettant de gaver 90 canards ou 70 oies par heure, «maniable, légère, sûre, grâce à sa commande par gâchette et à ses entonnoirs en matière plastique non agressifs», la plumeuse, l’extracteur de poumon, la broche perforante, le saignoir rotatif…  Le gavage, qui dure une douzaine de jours, laisse les animaux haletants, exténués, atteints de maladies qui entraînent une mortalité environ six fois plus élevée que dans des conditions d’élevage ne comportant pas de gavage.

Le témoignage de gaveurs est aussi révélateur d'un malaise ressenti par les acteurs mêmes de cette industrie. Le gavage fait l’objet d’une contestation internationale : interdit dans des pays qui en étaient récemment producteurs comme l’Italie et Israël, il l’est de fait dans bien d’autres pays européens du simple fait qu’il est incompatible avec les textes de protection des animaux. En 2004, la Californie a décidé d’interdire la production et la consommation de foie gras (l’interdiction entrera en vigueur en 2012).

Une fête où l’on découvre derrière la fine porcelaine, le champagne millésimé, le bruissement des robes et les rires légers, les ateliers de gavage, les batteries de cages qui ne laissent que passer la tête des canards, les pompes hydrauliques qui s’enfoncent dans la gorge de millions d’oiseaux, les salles d’abattage…
Vous reprendrez bien encore un peu de foie gras ?"

Florence Burgat-Philosophe.

24.10.2009

ALF (Animal Liberation Front)

photo_alf_militant_chien

Après Alinéa 3, film choc contre la corrida, Jérôme Lescure et l'équipe de Minotaure Films s'intéressent à ces personnes révoltées contre le sort ignoble qui est réservé aux animaux au nom de la science, de la mode ou de la bouffe.
Ces activistes de la cause animale font le choix de répondre à des situations insuportables par des méthodes illégales et sont considérés comme faisant partie de la mouvance de l'ALF (Animal Liberation Front).
Le tournage du film va débuter le 15 février et s'achèvera le 14 mars 2010.

Jérôme Lescure a préparé un synopsis et parle de ce projet beaucoup mieux que je ne saurais le faire; c'est ici : http://www.minotaurefilms.com/images/newletter/al...

 

16.10.2009

Marche contre la fourrure

affiche_fourrure_WEB_2

A l'appel du collectif d'associations et de citoyens unis contre la fourrure, une marche est organisée le samedi 24 octobre à Paris. Le départ est à 14h30, Place de l'Opéra.

Chaque année, 50 000 000 d'animaux meurent pour que leur fourrure serve à confectionner des vêtements et des accessoires de mode.
Cette période de l'année est propice à faire passer le message puisque de nombreux magasins vont exposer de la fourrure et que le consommateur désinformé risque de se laisser tenter.
En effet, derrière cette mode pouvant sembler glamour, se cache une industrie cupide, sanglante et cruelle.

Associations et groupes ayant confirmé leur participation : 

ANTAC, Association Stéphane Lamart, Chats en détresse, CLAM, CLEDA, Coalition Anti Vivisection, Comité Radicalement Anti Corrida, Droits Des Animaux, Fédération Croc Blanc, Fondation Brigitte Bardot, International Campaigns, L214, Le Klan du Loup, One Voice, PETA France, Respectons, SPA, SPOV, Veg'Asso, Végétariens Magazine


fourrurepetit

 

 

27.09.2009

Animal on est mal

40098594_pchat

A l'occasion de la prochaine Journée Mondiale des Animaux (http://www.worldanimalday.org.uk/about.asp) le 04 octobre prochain, je te livre un remarquable texte de Florence Burgat mis en ligne sur le site EVANA.

"Nous sommes le 04 octobre 2009.

Parce que c’est le jour de la Saint François d’Assise, le 04 octobre est déclaré « journée mondiale des animaux ».
Une journée par an. Non pas pour nous souvenir de la manière dont l’humanité a, durant des siècles, traité les animaux, et se demander comment cela a pu être possible. Mais une journée par an pour parler de ce qu’ils subissent tous les jours, sans répit, partout dans le monde et depuis toujours. Quand les choses vont-elles enfin changer ?

Deux choses ont changé dans l’histoire sombre des animaux.

La première chose, c’est qu’on n’a jamais autant tué d’animaux qu’aujourd’hui, on n’en a jamais autant exploités. Jamais la condition des animaux n’a été aussi dure. Ce sont par milliards qu’ils sont enfermés dans les bâtiments d’élevage, abattus à la chaîne, tués par balle, par poison ou par piège à la chasse, pêchés, capturés pour leur fourrure ou leur « exotisme », utilisés dans les laboratoires, dressés et mutilés dans les cirques, abrutis de solitude dans les zoos…

L’urgence grandit. Car nous avons désormais les moyens scientifiques et techniques d’obtenir d’eux toujours plus : plus de viande, plus de lait, plus de connaissances scientifiques, plus de tout… Le monde animal est exténué. L’homme est en passe d’éradiquer les derniers animaux libres, au profit d’un stock à gérer apte à répondre à tous nos besoins, y compris les plus futiles. Le fait est là.

La seconde chose, c’est qu’un mouvement mondial de protection et de défense des droits des animaux s’est levé, structuré, amplifié. Il veille, informe, dépense toute l’énergie possible pour dissiper l’indifférence ou l’inconscience de gens qui, pour la plupart, n’ont aucune idée de ce à quoi ils participent par des achats qui semblent bien anodins : du jambon, un yaourt, une paire de chaussures, un rouge à lèvres.
 
Quand les choses vont-elles enfin changer ? Souvent, nous déplorons notre impuissance en apprenant que se passent dans le monde des tortures d’humains, des crimes, des enfermements…

S’agissant des souffrances endurées par les animaux, il ne tient qu’à nous d’y mettre fin : en nous informant et en nous abstenant d’acheter les produits issus de l’exploitation animale. Nous avons pratiquement chaque fois le choix. L’alternative nous est quasiment toujours offerte.
Cessons de marcher tête baissée, aveugles et sourds à ce qui – il est vrai – est caché, afin que nul ne voie ni n’entende."


Florence Burgat.

24.09.2009

Ces animaux qu'on torture inutilement

2008b

L'Agence Européenne des Produits Chimiques, l'ECHA (European CHemicals Agency), est intervenue auprès des entreprises qu'elle surveille dans le cadre du programme REACH afin de clarifier certaines procédures de test.
Elle a allégé des procédures et supprimé des doublons expérimentaux sur plusieurs milliers de produits chimiques, ce qui permettra à plus de 4 millions d'animaux de ne pas connaître un sort terrifiant.
L'ECHA l'a fait parce qu'elle a été saisie par PETA Europe et PETA USA.
Le programme REACH (
enRegistrement, Evaluation, Autorisation  et restriction des substances CHimiques) est si pointilleux pour la mise sur le marché de molécules chimiques qu'il contraint les départements Recherche et Développement des entreprises à multiplier les tests de toxicité sur les animaux.
Rappelons, encore une fois, que les expériences conduites sur les animaux n'ont qu'une base légale et non scientifique.
Pour être tout à fait clair, ces expériences ne servent aux fabricants que comme base légale pour vendre leurs produits.
L'expérimentation animale ne contribue nullement à la fiabilité des médicaments et autres composés chimiques.
Nullement.
Tout le reste est hypocrisie et ruine de l'âme.

http://echa.europa.eu/doc/press/pr_09_13_animal_testing_c...

22.09.2009

Lion y es-tu ? Que fais-tu ?

photo_1253453585133_3_0

Regarde comme elle est épanouie, cette très jeune lionne. Les barreaux, la pisse qui coule sur le béton, une cage de 10m2, avoue que c'est vachement mieux que les grands espaces de l'est africain...
Tu sais pourquoi elle est ravie, cette bestiole, d'être enfermée pour être dressée par la suite ?
Parce que Renato Cagniac, taulier du cirque pourave Achille (dans la colle) Zavatta fils adoooooorre et chouchoute ses animaux.
S'il y a bien un endroit où un animal sauvage est heureux de vivre, c'est dans les roulottes en fer blanc du cirque Achille Zavatta.
On se rappelle très bien de Kenya, cette éléphante, qu'il avait été si difficile d'extirper des crochets d'Arsène-Renato Cagniac, alors qu'une décision de justice lui imposait de ne plus détenir cet animal. Le directeur de ce cirque avait multiplié les obstructions pour ne pas libérer Kenya.

Ce n'est pas le même cas de figure présentement; certes, le cirque Achille Zavata fils détient toujours des fauves. C'est attractif, le public vient plus facilement et le pognon également.
C'est ainsi qu'il enferme deux petites lionnes (5 mois).  mais ces lionceaux lui ont été piqué samedi 19 septembre à Blois.
Des personnes ont fracturé la porte des cages et ont laissé partir les bébés lions. Ou elles les ont embarqués.
On ne sait pas. On ignore les motifs de cet acte.

Renato Cagniac demande aux voleurs de lui rendre les petites bêtes, dit qu'il saura pardonner et tout et tout. Mais qu'on les lui rende.
C'est beau, un tel attachement. Si désintéressé en plus.

 

Toutes les notes