04.07.2009

La loi du plus fort, c'est surtout la loi du plus con

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Avoir davantage pitié des bêtes que des hommes, c'est pas très bien vu chez les hommes.
C'est considéré comme une sorte de désertion, de trahison, voire de perversion ou d'infirmité mentale. Mais bon dieu, nous sommes hommes par hasard. Tant mieux, j'aime bien comprendre le monde.
Et c'est justement parce que je suis homme que je puis transcender cet instinct grégaire, irréfléchi, purement animal qui fait se serrer les coudes aux hommes, les incite à diviniser l'homme par-dessus toute créature.
Réflexe spontané, réflexe normal. Normal chez une oie, chez un phoque, chez un hareng. Un homme devrait aller plus loin. C'est parce que j'essaie d'être vraiment, pleinement homme, c'est-à-dire une bête avec un petit quelque chose en plus, que je mets sur un pied d'égalité ce qui est homme et ce qui ne l'est pas.


M'emmerdez pas avec votre St François d'Assise, j'ai pas de paradis à gagner.
Mon amour des bêtes est bien autre chose qu'un attendrissement devant le mignon minet, bien autre chose qu'une lamentation devant les espèces, j'm'en fous, je ne suis pas collectionneur d'espèces, des millions d'espèces ont disparu depuis que la première lave s'est figée.
Seuls m'intéressent les individus. Mon horreur du meurtre, de la souffrance, du saccage, de la peur infligée fait de ma tranche de vie une descente aux enfers.
Nous tous, les vivants, ne sommes-nous donc pas des passagers de la même planète ? L'homme n'a pas besoin de ma pitié : il a largement assez de la sienne propre. S'aime-t-il le bougre ! la littérature, la religion, la philosophie, la politique, l'art, la publicité, la science même n'intéressent les hommes que lorsqu'ils les mettent au premier plan, tous ne sont qu'exaltation de l'homme, incitations à aimer l'homme, déification de l'homme.

Les bêtes n'ont pas, si j'ose dire, la parole. Elles n'ont pas d'avocat chez les hommes.
Elles ne sont que tolérées. Tolérées dans la mesure où elles sont utiles, ou jolies, ou attendrissantes. Ou comestibles. Les hommes les ont ingénieusement classées en animaux « utiles » et animaux « nuisibles ». Utiles ou nuisibles pour les hommes, ça va de soi.
Les chinois ont patiemment détruit les oiseaux parce qu'ils mangeaient une partie du riz destiné aux chinois.


De quel droit les chinois sont-ils si nombreux qu'il n'y a plus de place pour les oiseaux ? Du droit du plus fort, hé oui ! Voilà qui est net ! Ne venez plus m'emmerder avec votre supériorité morale. Ni avec vos bons dieux, faits à l'image des hommes, par les hommes, pour les hommes.
Si les petits cochons atomiques ne mangent pas l'humanité en route, il n'existera bientôt plus la moindre bête ni la moindre plante « nuisible » ou « inutile ». Le travail est déjà bien avancé et le mouvement s'accélère. La mécanisation libèrera -peut-être - l'homme du travail « servile ». Elle a déjà libéré le cheval : il a disparu. On n'a plus besoin de lui pour tirer la charrue, il n'existe quasiment plus à l'état sauvage, adieu le cheval. Oui, on en gardera quelques-uns, pour jouer au dada, pour le tiercé, pour le ciné, pour la nostalgie. L'insémination artificielle a déjà réduit l'espèce « boeuf » à ses seules femelles. Un taureau féconde -par la poste- des millions de vaches. Oui, on s'en garde quelques-uns pour les corridas, spectacle d'une « bouleversante grandeur » où l'homme, intelligence « sublime », affronte la bête, les yeux dans les yeux ... oui, on se garde quelques faisans, quelques lapins, quelques cerfs ... pour la chasse.
On se garde quelques éléphants pour que les petits merdeux aillent les voir dans les zoos, et quelques autres dans des bouts de savane pour que les papas des merdeux aillent y faire des safaris-photos après le déjeuner d'affaires. Pourquoi je m'énerve comme ça ?
Parce que je les voudrais semblables à ce qu'ils se vantent d'être, ces tas : un peu plus, un peu mieux que les autres bêtes. Mais non, ils le sont, certes, mais pas assez. Pas autant qu'ils croient.

A mi-chemin. Et à mi-chemin entre ce qu'est la bête et ce que devrait être l'homme, il y a le con. Et le con s'octroie sans problème la propriété absolue de la Terre et de tout ce qui vit dessus, et même l'univers entier, tant qu'une espèce plus forte ou plus avancée techniquement mais tout aussi con ne l'aura traité lui-même comme il traite ce qui lui est « inférieur » « inférieur ».
Rien que ce mot ! Il y a même toute une hiérarchie ....

François Cavanna

 

03.07.2009

T'iras pas en vacances, toi !

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Cette affiche se passe  de commentaires.

Laisse-moi simplement te dire que l'abandon d'un animal domestique est puni par l'article 521-1 du Code pénal (jusqu'à 2 ans de prison et 30000 euros d'amende) dans la mesure où il est intervenu sur la voie publique ou au domicile du proprio.
Le souci reste qu'il faut identifier le coupable.

Et si on prenait alors le problème à la source, on le traitait à la racine, en amont ?
Fermer les robinets de production de ce malheur par exemple ?
Interdire la vente des chiens et chats par le biais des petites annonces serait un bon début. Exiger des animaleries qu'elles stérilisent leurs animaux, ce serait pas mal également...

 

02.07.2009

Tortionnaires à pompons, vicieux en bermuda, mais toujours ce sang...

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Entre ce sang qui coule sur le sable de l'arène
Et fait vibrer la foule barbare, inhumaine
Ce sang rouge qui jaillit comme l'eau des fontaines
Du taureau accroupi sous l'acier madrilène
Et puis le sang versé hier à Tienanmen
Qui a éclaboussé vos mémoires et la mienne

Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne

Entre ce sang qui coule sur le flanc des baleines
Harponnées dans la houle décimées par centaines
Celui des loups, des ours dans les steppes lointaines
Abattus dans leur course pour une vie sans chaîne
Et le sang qui rougit, la peau de porcelaine
De ces enfants d'Asie, birmanes, tibétaines

Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne

Six milliards de consciences et combien appartiennent
A cette triste engeance à ce troupeau de hyènes
Qui voit des différences entre toutes ces haines
Ces torrents de souffrances animales ou humaines
La mort est un théâtre dans tous les cas obscène
Le rouge, l'écarlate coule des mêmes veines

Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne
Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine

Renaud-Rouge Sang (2006)

01.07.2009

Et ensuite, ce sera notre tour !

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"Or, les dauphins ne vont pas bien...On constate, en Europe, en Asie, en Amérique, en Océanie, que ces animaux s'échouent en nombre croissant.
On cherche à comprendre pourquoi.
Une partie de ceux qu'on examine sont morts de vieillesse ou se sont noyés dans les mailles de nos filets de pêche.
D'autres ont succombé à la disette, parce que les humains récoltent de tels tonnages de mollusques, crustacés et poissons que les mammifères marins ne trouvent plus rien à se mettre sous la dent.
Les échouages les plus dramatiques ont d'autres causes.
On a autopsié des cadavres de dauphins communs, de tursiops, de globicéphales, de sténelles...Ces créatures sont victimes de maladies infectieuses cutanées, pulmonaires, rénales, gastriques, hépatiques, intestinales, cérébrales, etc., comparables aux maladies opportunistes qu'endurent les victimes du virus HIV.
On a parlé d'un "sida" des dauphins.

Les virologues se sont penchés sur la question.Il ne faut pas utiliser le mot "sida", car il n'y a pas, chez les cétacés, de germe viral analogue au VIH des hommes ou au VIS des singes.
En revanche, on observe un effondrement catastrophique de leurs défenses immunitaires. Dû à quoi ?
Ce phénomène s'accompagne de stérilités et de malformations foetales. Il est imputable aux pollutions humaines-domestiques, industrielles et agricoles.
Et à l'action pernicieuse d'un cocktail de métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, chrome, cuivre, zinc...), de PCB (polychlorobiphényles), de dioxines, de furanes et de pesticides, que nous répandons dans les fleuves et dans la mer."

J'ai de suite pensé à ce passage du bouquin d'Yves Paccalet, L'HUMANITE DISPARAITRA, bon débarras ! quand j'ai eu l'information d'un échouage massif récent d'animaux marins sur les côtes chiliennes.
Fin mai, c'était une colonie complète (55 spécimens) de baleines-pilotes qui s'était échouée sur une plage du Cap, en Afrique du Sud.
Un peu avant, en mars, c'étaient des milliers de pingouins que les autorités chiliennes ont retrouvés morts, sur une plage, au nord de l'Antarctique.
Pour leur malheur, ces animaux marins sont en bout de chaîne alimentaire. Ils accumulent donc dans leurs organismes toutes les saloperies déversées à droite et à gauche, au nord comme au sud.
Leur malheur, c'est l'homme.

 

30.06.2009

Leur nom est personne

9782081224872

Yves Christen est un spécialiste de la sociobiologie. Cette branche de la sociologie explique les comportements des groupes humains et institutions humaines par l'héritage de l'évolution, avec le recours au néo-darwinisme.
Née de l'étude des insectes sociaux (fourmis, termites...), la sociobiologie travaille à reconnaître dans les comportements sociaux des bases biologiques.
De l'éthologie humaine à l'éthologie animale, il n'y a qu'un pas, minime.
Yves Christen vient de publier, aux éditions Flammarion, un ouvrage remarquable, L'animal est-il une personne ? (530 pages), une somme sur les aptitudes et capacités de nos frères animaux.
Il affirme, sur la base d'observations étayées, rigoureuses, que les animaux ont un univers mental, une conscience souvent, et de ce fait, que si l'homme est bien un animal, l'animal lui peut revendiquer le statut de personne.

Voici la présentation qui est faite de ce livre :

"Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l'aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s'adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser.
Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus.
Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d'autrui, capables de respecter une morale ou d'élaborer une culture.

La très grande ingéniosité des tests et l'extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l'intelligence et de l'identité animales, et prouvent l'absurdité qu'il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct.
Car en dépit des caractéristiques qui fondent l'homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit.
Des singes aux léopards, des éléphants aux antilopes, des baleines aux dauphins, l'auteur nous propose une approche de l'altérité qui apporte beaucoup au débat sur l'exploitation et la manipulation animales.
Un plaidoyer fort documenté en faveur de la personne animale."

 

29.06.2009

Dog connection

chiots
           

Je te parlerai bientôt d'un commerce scandaleux qui, aux Etats-Unis (et à un degré moindre, au Canada), fait l'objet de toutes les attentions des associations de protection animale. Au coeur de ce commerce, il y a ce que l'on appelle les puppy mills, littéralement les usines à chiots.
L'élevage industriel de chiens n'a pas atteint en France la dimension qu'il a pris outre-Atlantique. Mais tu sais bien que nous sommes toujours un peu en retard, en bien ou en mal, par rapport à ce qui se passe là-bas.
Caroline Lanty aborde ce sujet dans son livre.
Je t'en livre quelques extraits :

" Les chiots importés que vous adopterez peut-être amènent avec eux différentes maladies : toux de chenil, diarrhées, vomissements, parfois malformations, teigne, gale de peau, gale d'oreille, puces...
Pourtant, malgré les mises en garde argumentées et répétées de la Cellule anti-trafic, et plus largement de la SPA, trop de personnes choisissent encore la facilité pour acquérir l'animal qui partagera leur vie.
Surtout n'ayez pas l'impression de sauver un animal lorsque vous l'achetez en animalerie parce qu'il vous a fait de la peine derrière sa vitre.
Vous faites tout le contraire !
Au mieux, vous encouragez le commerce de l'animal de compagnie, au pire, vous alimentez des filières peu scrupuleuses où, à l'animal vendu, va succéder celui qui attend en sous-sol de prendre sa place, sans parler de ceux qui n'ont pas eu la "chance" d'arriver vivants.
[...] Alors que dire des trafiquants identifiés par la Cellule anti-trafic, ignorés pendant trop longtemps par la Direction des services vétérinaires et condamnés par la justice à une simple peine d'amende, alors que leur commerce de chiots leur rapporte des millions d'euros et qu'ils recommencent aussitôt leur petit business ?"

Caroline Lanty-Le Scandale de l'animal business-Ed.Laffont

 

28.06.2009

Refuge ou fourrière ?

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"L'article L.211-24 du Code rural précise que "chaque commune doit disposer d'une fourrière communale apte à l'accueil et à la garde des chiens et chats trouvés errants ou en état de divagation".
La fourrière est donc une structure d'hébergement des animaux trouvés en état de divagation. C'est un service public, obligatoire pour chaque commune.
Le maire doit informer la population, par affichage en mairie ou par tout autre moyen, des modalités dont les animaux trouvés errants ou en état de divagation sont pris en charge. Autrement dit, il doit être clairement indiqué où se trouve votre chien ou votre chat lorsqu'il s'est échappé de chez vous.

Ainsi, en théorie, les animaux "en état de divagation" ne peuvent être accueillis au sein d'un refuge et remis immédiatement à l'adoption : ils doivent d'abord passer par la fourrière pour que l'on puisse s'assurer de leur état sanitaire et rechercher leur éventuel propriétaire.
Si l'animal arrive en fourrière non tatoué, il y sera automatiquement tatoué avant d'être restitué à son propriétaire ou d'être confié à un refuge pour y être adopté.
Pour ces raisons, l'animal trouvé errant ne peut en aucun cas être admis directement dans un refuge, il doit obligatoirement faire "une entrée fourrière".

[...] Lorsque l'animal n'est pas identifié, il est gardé en fourrière pendant un délai franc de huit jours ouvrés.
Si, à l'issue de ce délai, l'animal n'a pas été réclamé, il est considéré comme abandonné.
Ensuite, deux solutions pour l'animal ou plutôt pour le gestionnaire de la fourrière : l'euthanasie ou le transfert vers une association de protection animale (la SPA le plus souvent) où il devient la propriété du gestionnaire d'un refuge (d'où l'utilité de développer les refuges et les places d'accueil pour éviter la mort aux animaux qui n'ont pas été repris par leurs propriétaires, à la fin du délai de fourrière. Rappelons que 50000 à 60000 chiens et chats sont euthanasiés chaque année.
Ce serait beaucoup plus si les refuges de la SPA n'existaient pas).
En réalité, cette obligation de fourrière est peu respectée, et nombreuses sont encore lescommunes qui ne sont pas rattachées à une fourrière."

Caroline Lanty-Le Scandale de l'animal business-Editions du Rocher

 

27.06.2009

Non au projet d'une unité de torture polyvalente à Cádiz

CADIZ

Teófila Martínez est la maire de Cádiz. Elle appartient au PP (Partido Popular), l'équivalent de l'UMP chez nous.
La municipalité a décidé de construire, dans le cadre d'un programme d'aménagement des espaces communaux, un complexe de spectacles multi-fonctionnel.
Qui ressemblera foutrement à des arènes.
Lundi, il y aura corrida, mardi aussi, mercredi vraisemblablement, jeudi peut-être, il faut voir, vendredi, ya des chances, samedi, ce serait dommage de louper ça et dimanche, si on ne le fait pas ce jour là, on le fera quand ?

Et même si cet édifice n'est utilisé qu'une fois par mois pour faire souffrir des toros, c'est une fois de trop !
Par ailleurs, tu devines que c'est l'argent du contribuable qui va financer le truc. Les assoiffés de sang sont décidément très forts pour faire raquer les autres.   

Alors, depuis le début de la phase de consultation, ça gueule dans les rangs des gens de bon sens et ayant un coeur.
Le PGOU, ce plan d'aménagement, a recueilli un peu plus de 800 avis. Sur ces avis, 480 rejettent le projet envisagé.
C'est la PATMC (Plataforma Antiplaza de Toros Multiusos de Cádiz) qui conduit le combat.
Elle appelle (avec une dizaine d'autres associations) aujourd'hui samedi 27 juin à un rassemblement à midi, place Asdrúbal.
Les opposants se dirigeront ensuite vers la mairie.

26.06.2009

Descendre la reine de Saint-Perdon...Hic !

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"C'est à boire, boire, boire,
C'est à boire qu'il nous faut, Oh ! Oh ! Oh ! Oh !"

L'association des taureaux maltraités de France et de Navarre a le plaisir la tristesse de vous annoncer la destruction complète de l'arène de merde célèbre de Saint-Perdon (Landes).

Un incendie heureux terrible a en effet réduit en cendres ce monument dédié à la torture corrida, mercredi 27 juin 2009, dans le cours de l'après-midi.

Construit en 1953 par les habitants de la commune, ce lieu de mort de spectacle a accueilli bon nombre de corridas.
Cet édifice maudit hors du commun aurait dû être classé, prochainement, monument historique. On s'en cogne désole.

Construite toute en bois, ce bois des narbes qui soutiennent les palombières et qui, tombés à la suite du passage de la tempête Klaus, ont jeté à terre des centaines de ces gourbis infects abris pittoresques du Sud-Ouest, l'arène de Saint-Perdon est partie en fumée en quelques minutes.
S'étant totalement embrasé, le bâtiment qui fut la honte fierté des habitants de cette commune si attachée aux traditions connes et cruelles de cette région n'est plus qu'un tas de cendres fumantes .

 

25.06.2009

"On ne vous demande pas de les aimer, on vous demande de leur foutre la paix"

Coqs

En ce début de XIème siècle, le temps est venu de s'interroger sur l'indispensable cohabitation.
"On ne vous demande pas de les aimer, on vous demande de leur foutre la paix", lançait Paule Drouault en désespoir de cause.
Mais son appel reste aujoud'hui insuffisant, même si cette recommandation entendue aurait épargné bien des vies.
Désormais la morale, la justice, l'éthique nous dictent de porter un autre regard.
Il y va de notre propre intérêt.

Qui pourrait croire que nous pourrions nous dispenser d'eux ? Pas seulement ceux qui sont contraints de satisfaire notre appétit de confort.
Non, tous les autres. Ceux qui ne servent à rien (!) et qui s'inscrivent dans le décor de l'évolution.
C'est au vivant dans son ensemble que nous devons nous adresser.
Comment ? En reprenant la philosophie simple, basique, logique des sociétés désormais qualifiées de "premières", alors qu'elles furent longtemps taxées de "sauvages".
Que nous enseignent-elles ?
Que toute vie est respectable.
Que si la mort s'impose, il serait coupable de ne pas la prendre en considération.
Que lorsque l'on retire la vie, il convient de s'en excuser.

Allain Bougrain Dubourg-Sale bêtes ? Respectons-les...- Arthaud.

 

24.06.2009

Moby a très bien connu l'animal mort dans votre assiette

2136m

On est nombreux sur cette planète à attendre le 30 juin avec impatience. Ce sera en effet la sortie mondiale du dernier album de Moby, Wait for me.

Moby n'est pas un héros du rock et d'ailleurs il ne le souhaite pas. Le côté implacable, vitupérant, c'est pas son truc. La haute voltige il la laisse à d'autres.
Mais encore une fois, d'après ce que j'ai pu entendre grâce à quelques titres mis en ligne, il nous a donné un opus désarmant, authentique, ouvert à tous les vents, avec cette qualité du son qu'on lui connait.
Cet album comporte 16 titres, qui forment un tout cohérent. Mine de rien, on aura quelque chose d'excellent !
Je te propose d'écouter l'un d'entre eux, Pale horses, le 2ème de l'album. Il te suffit de cliquer sur le lien :
http://www.deezer.com/track/pale-horses-T3087339
 
Je suppose que l'émotion et la sensibilité que Moby fait passer tient aussi au fait qu'il est vegan.
Sa compassion, son intérêt (l'un de ses albums s'intitulait Animal rights) pour la cause animale en général et le sort des animaux de ferme et de rente est toujours palpable.
 
Le blog de Moby :
http://www.moby.com/journal

 

 

23.06.2009

Le pont, c'est bon pour l'écureuil

ecureuil

L'association Le Pic Vert (http://lepicvert.club.fr/index.html)  est une association de protection de l'environnement basée dans l'Isère.
Particulièrement dynamique, son équipe a eu une idée géniale.
On avait constaté que sur la route de l'Agnelas à Voiron, de nombreux écureuils se faisaient écraser.
Les  services techniques de la mairie ont alors sollicité l'association pour installer un pont à écureuil, fait de vieilles cordes de spéléologie et d'escalade tressées et reliant à 7 mètres de hauteur deux grands arbres situés de part et d'autre de la voie.
Et ça marche !

L'association a tout un stock de cordages de ce genre à recycler. N'hésite pas à les contacter pour venir en aide à nos amis roux.

 

22.06.2009

Corrida : c'est sphincter miné pour Juan Mari Rodríguez

Anatomie

Comme pour l'immense majorité de ses contemporains, l'anus de Juan Mari Rodríguez est entouré de muscles circulaires appelés sphincters. Ces derniers permettent la continence anale.
Je n'ai pas trouvé de photo du bord gauche de l'anus de ce jeune matador (26 ans) et j'en suis désolé. Car c'est à cet endroit précis qu'il a pris un coup de corne de la part du toro (le 2ème de l'après-midi) qu'il s'apprêtait à exécuter, dans l'arène de Séville dimanche 21 juin.

L'inexpérience ? Un moment de relâchement ?  Ballonnements ? Toutes choses qu'il paya cher puisque la pointe de la corne transperça le sphincter pour ressortir vers la face postérieure de ce muscle (pas de photo non plus).

Les spectateurs gavés de sang de la feria real ont profité de cette interruption accidentelle de l'image et du son pour se diriger vers les toilettes.

21.06.2009

Fabio Butali avait croisé le chemin de ceux qui s'amusent à donner la mort

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(ce dessin est emprunté au site d'information Bakchich)

Le 26 octobre 2008, à Lagorce, François Lapergues, 57 ans, participait à une battue au sanglier. Il tira une seule balle.
Cette balle toucha mortellement Fabio Butali dans le dos. Fabio Butali, 24 ans, lui, ne chassait pas. Il faisait du VTT avec un copain. Sur un chemin aménagé pour. Un chemin de randonnée, si tu préfères.

Quand j'avais relaté ce drame par mon article du 28 octobre, j'avais anticipé une peine de 5 ans de retrait du permis de chasse et 6 mois de prison avec sursis pour le prévenu.
Je n'étais pas loin de la réalité, celle d'aujourd'hui, celle qui procède du jugement rendu le 18 juin par le tribunal correctionnel de Privas.
Le 4 juin, au cours du procès, le procureur n'avait pas requis de prison ferme mais 2 ans avec sursis et 5 ans de retrait du permis de chasse (soit le maximum).
Il a été suivi dans ses réquisitions par le tribunal.
        
Tu sais bien qu'il n'y a pas lieu de commenter une décision de justice.
Toutefois, si on s'arrête un peu sur les conditions qui ont entouré cet homicide involontaire, on peut penser que les manquements délibérés aux règles de sécurité n'ont pas été établis et surtout, qu'il n'y a pas eu de circonstances aggravantes.
Le tireur imprudent a affirmé qu'il avait effectué un tir fichant (en direction du sol) et que la balle meutrière avait malheureusement ricoché sur un obstacle dur pour atteindre ensuite Fabio Butali.
Les expertises balistiques et la reconstitution des faits n'ont pas permis de démontrer formellement le contraire.

François Lapergues se sent moralement responsable de la mort de Fabio Butali. Et il n'ira pas chasser pendant 5 ans au moins.
C'est toujours ça de pris pour les animaux, tu me diras ! Et bien non ... Je prends le pari que les potes de François  Lapergues ne vont pas se laisser arrêter par si peu et que de nouvelles battues au sanglier seront organisées à la rentrée.

La mort est leur loisir. A la chasse comme à la guerre.

 

20.06.2009

Quelques nouvelles de l'internationale abolitionniste

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Les 3 et 4 juin 2009 se tenait à Caracas (Venezuela) le 3ème sommet mondial anti-corrida.
Des associations de plusieurs pays-Colombie, Espagne, Equateur, France, Mexique, Portugal, Pays-Bas(bonjour Michèle !) ...- s'étaient donné rendez-vous pour faire le point sur les luttes et en engager d'autres, de manière coordonnée.
Pour la France, c'était la FLAC qui représentait l'opposition à ce spectacle de la souffrance.

Une déclaration finale a été mise au point. Elle est classique, bien charpentée. Je t'en livre quelques passages car ils me semblent mériter un peu plus d'attention.
En effet, ils soulignent bien que partout, quel que soit le pays, le lieu où cette saloperie de corrida est présente, ce n'est que grâce à l'argent public. La corrida ne vit que sous perfusion de ressources financières publiques. Sa pseudo vitalité est un leurre. Fermons le robinet à fric et observons la gueule de ces salauds qui pataugent dans le sang !   

"Considérant :

- Que dans beaucoup de municipalités, on utilise les biens publics pour présenter des spectacles taurins, privant ainsi d'aides d'autres priorités où cet argent est plus nécessaire
- Que l'implication des pouvoirs politiques pour arriver à une abolition définitive des spectacles taurins est absolument nécessaire

Unissons nos efforts pour:

-Promouvoir la déclaration de municipalités anti-taurines et les bienfaits dûs à cette action
-Soutenir la déclaration de Caracas comme ville anti-taurine avec des campagnes diverses de participation populaire
-Solliciter l'Eglise catholique pour qu'elle cesse toute sorte de relation de soutien aux activités taurines
-Solliciter des divers gouvernements locaux et nationaux, la suppression des subventions à l'activité taurine "