20.08.2008

Nouzilly : les réprouvés éternels ou les neufs cercles de l'enfer

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En écrivant le premier voyage de La Divine Comédie (L'amor che move il sole et l'altre stelle), Dante Alighieri ne pouvait pas imaginer que l'Enfer pourrait prendre forme, quelques 700 ans plus tard, dans une unité spécialisée de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique).
  
Le lieu maudit des dieux, mais inauguré il y a peu par Michel Garnier, que je vais te présenter (tous mes remerciements vont à Françoise) est situé dans l' Indre-et-Loire, à Nouzilly, près de Tours.
                                                     
Les animaux qui y seront accueillis, vaches, cochons, poules, lapins, souris, moutons, n'en ressortiront jamais vivants.
 
S'ils ressortent, ce sera peut-être à l'état de cendres et après avoir connus les pires tourments.
    
L'INPREST (Installation nationale protégée pour la recherche sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles) est un bâtiment de 4120 m2 aux normes de confinement de niveau 3.
Comme son nom l'indique passablement, il s'agit d'une gigantesque animalerie où vont être conduites des expériences sur les maladies à prions et les maladies émergentes.
   
Il conviendra donc de mener, selon  le vocabulaire approprié, des programmes d'infectiologie expérimentale.
En clair, les saloperies virales et bactériennes les plus démentes qui existent dans l'univers seront injectées à des animaux sains, en les laissant faire leur oeuvre, de A à Z, du début à la fin.
    
L'objectif recherché est de faire des essais vaccinaux et de réaliser ensuite des clonages d'animaux résistants à ces infections mais d'abord, il faudra faire le tour complet de toutes les caractéristiques de ces maladies.
L'ESB (la maladie de la vache folle) bien sûr. Et la fièvre aphteuse, la fièvre catarrhale, la grippe aviaire, le virus West Nile, la brucellose, la chlamydiose et la petite dernière, la gastroentérite transmissible du porc.
   
Tu me diras : "Mais il y a quelque chose que je ne pige pas ! Ces épidémies, on les connaît, on a vu leurs effets, les bûchers, les monceaux de cadavres passant à l'équarissage, la tremblante du mouton, tout ça, c'est pas nouveau...Pourquoi claquer du fric (11,2 millions d'euros HT) pour découvrir ce que l'on sait déjà ?"
    
En réalité, pour nos chercheurs de Nouzilly, le problème reste que les analyses des mécanismes d'action de ces agents pathogènes sont perturbées, parasitées par les considérations économiques, les intérêts de la filière de l'élevage des animaux de rente et les émotions de la population.
    
Pour résumer : les bêtes malades et non malades sont abattues trop tôt et ç'est emmerdant car on ne peut pas voir toutes les conséquences de l'infection, la contagion, effectuer des nettoyages sanitaires corrects, procéder à des imageries scintigraphiques qui tiennent la route, avec des spécimens bien infectés jusqu'à l'os...
   
Dans cette unité en milieu confiné, ultra-sécurisée, les ingénieurs vont enfin pouvoir exercer leur sens de l'observation tranquillement.
   
Mais la dignité de l'animal est sauve ! Le dossier de presse précise que les normes de densité animale par espèce ont été respectées, que des espaces d'exercice ont été conçus, que la paille sera remplacée par des tapis en caoutchouc pour le couchage des vaches et que l'alimentation des animaux est assurée manuellement par un personnel compétent.
    
Les virus, bactéries, prions et autres parasites cultivés dans ce centre ne pourront pas en sortir. Sas, zones confinées, mise en dépression de l'atmosphère, élimination en interne des déchets solides et liquides, tout a été prévu.
   
Tout ?
    
Si tu as le temps et l'envie, découvre ou regarde à nouveau L'armée des 12 singes, le film de Terry Gilliam.
      
Tu comprendras de quoi je parle.

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19.08.2008

Greyhound business : quelle vie de chien !

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Toujours plus vite.
Pour plus de fric.
     
Toujours plus vite.
Et finir au fond de l'eau, une pierre accrochée au cou.
                          
Les courses de lévriers en Angleterre (mais aussi aux Etats-Unis et en Australie) sont une institution, une tradition dirait-on chez nous dans le midi.
Elles partagent avec la chasse et la corrida le même mépris pour l'animal.
D'ailleurs, cette distraction ou ce sport, comme on veut, tire son origine de la chasse au lièvre avec meute pratiquée par l'aristocratie.
Les courses de chiens  font appel à des qualités de vitesse réservées, au travers de sélections génétiques, à des chiens de chasse, ces fameux greyhounds.
            
Les lévriers sont élevés à la dure pour courir le plus vite possible après un leurre dans une arène, le cynodrome.
Les spectateurs hurlent, s'agitent, mangent des frites, picolent et crient leur joie quand leurs favoris terminent premiers.
Comme dans les courses hippiques, il y a des paris (3 milliards de livres en 2007).
Les courses de lévriers demeurent le troisième sport national après le foot et l'hippisme.
Mais à la différence de cette dernière discipline, le sort destiné aux chiens mal classés ou en fin de vie professionnelle est tragique.
                     
La carrière d'un lévrier de course dure de 3 à 5 ans.
On estime à 5500 le nombre de bestioles élevées chaque année pour être mises sur le circuit.
          
L'espérance de vie d'un chien greyhound tourne autour de 10 ans (en raison de son épuisement physique).
10000 chiens sont mis à la retraite chaque année.
   
Tu as bien retenu ces chiffres ?
  
Maintenant, tu te poses la question suivante : où vont tous ces toutous après leur existence de coureurs professionnels ? Car il leur reste bien 6 ou 7 ans à vivre, pour profiter un peu des bienfaits des caresses, des promenades en forêt...
  
Ils vont finir sur les paillasses des laboratoires de recherche médicale.
Ou alors, leurs propriétaires leur collent une balle dans la tête, quand ce n'est pas être jetés à la flotte avec une pierre autour du coup.
     
Et bien évidemment , ils sont abandonnés, les oreilles mutilées pour empêcher toute identification grâce au tatouage.

Ce sont effectivement presque 12000 lévriers qui ‘disparaissent' annuellement, comme ‘évaporés'.
  
Seuls 30% des chiens réformés sont placés dans des familles d'accueil.

Le reste ? Disparu !
  
Maltraités, battus, affamés (pour ne pas prendre de poids), les chiens qui n'ont pas la chance de trouver un nouveau maître compatissant achèvent ainsi leur triste vie.

Et je ne te parle pas des animaux qui ne courent pas assez vite, de ces cancres de la compétition, qui partent directement chez le vivisecteur.
Et je ne te parle pas des quelques 500 lévriers qui, chaque année, ne terminent pas les courses car trop esquintés.
Des vétos complaisants, payés par le British Greyhound Racing Board, l'organisme professionnel, se chargent de mettre fin à leurs jours.
  
Courir pour quoi ? Pour qui ?
                    

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18.08.2008

Nîmes : le 13 septembre, contre le plaisir de jouer avec la vie des animaux

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L'été s'étire, les beaux jours se languissent, la cruauté festive non.                   

Nous avons beaucoup parlé de matadors poinçonnés, démembrés, de ferias senteurs vomi et pisse, d'attardés mentaux et de névrosés en bermudas.
  
Mais la mobilisation ne faiblit pas. Elle prend de l'envergure, on dirait même.
  
Je vais aussi passer à d'autres sujets, car comme l'écrivait Alphonse de Lamartine,  "On n'a pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n'en a pas".
         

Pas de répit contre les loisirs pervers. Les sans-voix ne comptent que sur nous. Que sur toi.
       
www.allianceanticorrida.fr
  
Définition de la tauromachie par l'UNESCO (1980) : "La tauromachie est l'art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux selon des règles, dans la légalité et en public.
Elle traumatise les enfants et les adultes sensibles. Elle aggrave l'état des psychopathes attirés par ce genre de spectacles.
Elle dénature la relation entre l'homme et l'animal. Ce type de spectacles sont contre la morale, la science et la culture ".

 

17.08.2008

Corrida : Julio Aparicio 'coucouroucoucou' pas Paloma du tout

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Ah ! L'homme est un aveugle imbécile et dormant !
Pour lui montrer l'abîme il faut l'écroulement,
Et pour qu'il voie enfin l'honneur et la justice,
Il faut que le soufflet de l'ombre l'avertisse !
       
Victor Hugo
                       
Aux côtés des petits et des faibles, comprenant le sens des douleurs, Victor Hugo (Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui là...) était aussi farouchement opposé à la corrida.

Il avait déclaré : "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement c'est beaucoup plus que de torturer un animal, c'est torturer une conscience !"

Je ne sais pas si Julio Aparicio verra un millimètre d'honneur et de justice dans le futur mais au moins, on ne peut pas dire qu'il n'a pas été averti.

Je me suis déjà occupé de son cas, en mars 2008, à cet humain minimal, navrant sous tous rapports, ce sniper des arènes.

Il a une légère tendance à en prendre plein la gueule.

Samedi 16 août, à Baeza (Jaén, Espagne), il en a pris une dans le cou (oui, je parle bien du cou).

Huit centimètres, de la base du menton à la mâchoire.
                         
Barbaque idiote.
Qui a un cadavre en soi, dirait encore V.Hugo, cette conscience humaine, cette morte immense qui le mène, lui et tous les aficionados.

                           

16.08.2008

Corrida : Luis Vilches va recevoir une nouvelle patte équipée de roues de Caddie

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Les amoindris de la sensibilité qui vont assister au spectacle dégradant de la mise à mort d'un animal dans une arène ne croisent jamais le regard apeuré et troublé par la souffrance, du toro.

Tout est fait pour qu'ils l'évitent, avec le décorum, la distance et les rituels. Car leur serait renvoyée l'image en négatif de leur indéracinable pulsion de mort, ce penchant au meurtre renforcé par cette jalousie maladive due au fait que l'animal, lui au moins, est heureux sans exercer un pouvoir quelconque.

Par contre, leur voyeurisme malsain peut être comblé merveilleusement.

Hier, vendredi 15 août, par exemple, ils ont eu raison de profiter du coup de corne dont Luis Vilches a été gratifié dans l'arène de Cenicientos (Madrid) car c'est l'une des blessures les plus graves de cette saison.

Parfois, en parcourant mes articles sur les encornés de France et d'Espagne, tu peux avoir l'impression que ce sont des personnes fibreuses, denses comme de la semoule de riz, jamais très affectées par les coups de corne costauds qui leur sont distribués.

En l'occurence, je t'assure que Luis Vilches n'est pas une poupée de son. Mais bel et bien de sang.

La corne est entré par la face interne de la guibole droite, a creusé deux tranchées profondes de 15 et 20 cm puis est ressortie de l'autre côté.
Compte-tenu  du diamètre d'une corne, je te laisse imaginer la largeur de la plaie.

On voyait le jour au travers, c'est dire !

Bien sûr, tout a été arraché, moulu et haché. La veine saphène a pris la tangente, le muscle jumeau interne a la consistance d'un chewing-gum bien mâchouillé et le creux poplité ne ressemble plus à rien.

   

15.08.2008

Corrida : José Miguel Pérez 'Joselillo' a été délesté de 15 kg de bidoche, la sienne !

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Cet article est illustré par un dessin réalisé par Anne-Marie

Muscle sartorius
Epine iliaque artéro-supérieure
ligament inguinal
Nerf fémoral
Ligament sacro-tubéral
Arcade crurale

N'en jetez plus ! La benne est pleine ! Yen a marre...Je ne suis pas médecin et j'y connais rien en anatomie inguinale.

Tout ça pour être précis dans la description des blessures infligées par un magnifique toro à José Miguel Pérez 'Joselillo' dans l'arène madrilène de Cenicientos, jeudi 14 août.

Cette méprisable fleur d'égout a été pulvérisée par son 1er toro : coup de corne violent dans l'aine, deux plaies larges comme il faut et profondes comme il se doit (15 et 10 cm) qui a émietté tout ce qui ressemblait à de la bidoche ou de la muqueuse de matador.

Transporté à l'hosto de Móstoles, il pense être obligé de se passer de maillot bain cet été.

 

14.08.2008

Les ravages de la chasse

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Avant le début de la saison de chasse qui sera accompagnée par son cortège funèbre de tirs malencontreux et de gestes incompréhensibles, il est toujours utile de se remémorer les conseils de sécurité délivrés avec de gros froncements de sourcils par les responsables des viandards.   

Règles de sécurité à observer

"Une arme doit toujours être considérée comme chargée.
Quel que soit le type d’arme que vous portez, le canon ne doit jamais être dirigé vers une autre personne, même si elle semble hors de portée.
Avant et après la chasse, votre arme doit toujours être désarmée, basculée ou culasse ouverte et, en voiture, elle doit être transportée déchargée dans son étui. Ne jamais tirer sur la ligne. Ne jamais passer vos voisins en revue avec votre fusil en joue.
Ne jamais pointer son arme :
- vers des maisons ;
- en direction des routes et des chemins ;
- face à n’importe quel obstacle (une haie, une rangée de maïs), pouvant cacher un animal, un autre chasseur ou un promeneur ;
- vers les sols durs et les surfaces gelées où les plombs et les balles peuvent ricocher et provoquer des accidents.
- On ne tire jamais à hauteur d’homme et seulement après identification de l’animal."

Exemples concrets pris pendant l'avant-saison, en ce moment donc.
            

 

Denain-mardi 08 juillet
                 

Ce jour-là, l'aîné de la famille nettoie le fusil de chasse du père. Mais il ne sait pas que ce dernier a oublié d'enlever une cartouche du canon. Le coup de feu part.
Devant lui, de l'autre côté de la table du salon, sont assis son père, le plus jeune fils, âgé de 6 ans, et une fillette, de 10 ans.
le père est grièvement touché à la main et au bras.

La famille se demande encore comment cet accident a pu se produire. Le père est habitué à la pratique de la chasse et son fils le plus âgé l'accompagne régulièrement.
                       

Sorigny-lundi 04 août
                          

Un jeune garçon de 11 ans a été tué d'un coup de fusil tiré accidentellement par un camarade âgé de 10 ans. Les deux enfants jouaient dans la maison de la grand-mère de l'un deux, quand ils ont trouvé un fusil (calibre 12) sous un lit.
Un coup est parti, atteignant  mortellement à la tête la victime, dans des circonstances encore indéterminées.
Les gendarmes ont découvert un second fusil et une boîte de cartouches sous  le lit. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Loches car toute la question est de savoir pourquoi cette arme de chasse ne se trouvait plus sur le râtelier mais sous le lit.
             

Pont-sur-Yonne-mercredi 30 juillet
                                            

Il est 22h mercredi, quand un homme tire, apparemment accidentellement, un coup de feu en manipulant un fusil de chasse, alors qu'il se trouve en état d'ébriété. La balle touche une petite fille qui joue à proximité. Grièvement blessée, cette dernière n'a pu être réanimée malgré l'arrivée rapide des secours. 
"D'après les premières auditions et les éléments de constatation relevés par les gendarmes, une erreur de manipulation de l'arme serait à l'origine accidentelle du tir".

 

 

 

 

 

 

13.08.2008

Corrida : Rafael Rubio 'Rafaelillo' n'a pas digéré le sauté de rognons sauce camarguaise

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L'appareil génital masculin est composé, pour l'essentiel, d'une verge et d'un scrotum, lequel contient les testicules.

Aussi bizarrement que cela puisse paraître, les matadors (tueurs, en espagnol) sont des hommes, au moins à ce niveau là. Même s'ils sont déguisés en poupée kitsch, ils sont équipés du strict minimum en la matière.

Prenez Rafael Rubio Rafaelillo, dont on est sûr aujourd'hui qu'il a un pénis.

En effet, dans l'arène de Villanueva del Río Segura (Murcia), dimanche 10 août après-midi, il a dégusté un plus que correct coup de corne dans les burnes qui lui a donné une plaie profonde de 4 cm à la base de son vermicelle.

16 points de suture, qu'il a fallu. Et un drain.

 

12.08.2008

Accident de chasse à Sainte-Marie-de-Gosse : Zagreb-Lisieux, c'est un loisir complètement con

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Voici  les conclusions des investigations engagées par les perdreaux de Saint-Martin-de-Seignanx  : il n' y a eu aucun manquement aux règles de sécurité.
Aucun.
Pas la queue d'un. Peau de balle.

Donc moi j'en déduis que les plombs sortis du flingue vont par ci, par là, au gré du vent léger...

Lui devait se faire chier grave dans la vie, à 71 ans, pour chasser (quoi au fait ?) à 8 heures du mat' ce dimanche 03 août dans les Landes. Il buvait de la bile de boîteux au petit déjeuner ou quoi ?

Il avait quitté le lit douillet de sa piaule d'Angresse pour se rendre à Sainte-Marie-de-Gosse.

Tuer de la bestiole (mais quelle bestiole, la chasse n'était pas ouverte ?), ça urge. Des fois qu'il claque avant en se fraisant dans sa baignoire.

Il a pris un plomb dans l'oeil gauche. Il a fini le week-end à l'hosto de Bayonne.

 

11.08.2008

Corrida : révision gratuite et extensive du train arrière de José Tomás

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El Puerto de Santa María (Cádiz), dimanche 10 août. Les âmes faibles et bornées se préparaient à hurler.

Mais était-ce l'orage ou la bénédiction des dieux ? Toujours est-il qu'elles ont assisté non pas à un mano à la mano comme prévu, entre José Tomás et Morante de la Puebla, mais un cul à cul dont le grand gagnant fut le premier nommé.

Sa récompense ? Une révision gratuite et extensive (vérification de 17 points de contrôle) de son fondement avec réparation.

Car le con ténébreux n'a pas pris soin de son luth (attention, référence culturelle).

Le pemier toro l'a chopé façon salle des glaces (en cornet) dans le fion. Les autorités des arènes n'ont pas retrouvé la boîte noire dans le sable.

Le couillon bousillé a été transporté à la clinique de Los Álamos de Jerez de la Frontera où les toubibs se sont aperçus, en le dépoilant pour l'opérer, qu'il avait mangé non pas un mais deux coups de corne.

D'abord dans le derche, on l'a dit (plaies de 7 et 8 cm) mais ensuite, à la hanche droite, une magnifique blessure de 10 cm, large comme il faut, ourlée, tirant sur le rouge mais assortie au coucher de soleil.

Les drains se portent bien.

 

10.08.2008

Accident de chasse à Miramont-Sensacq. Le sanglier raconte :"un quart d'heure avant sa mort, il était toujours en vie"

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Le blog que tu visites en ce moment a reçu le ricochet d'or, récompense qui cherche à encourager les investigations en matière d'accidents de chasse.
En effet, depuis 2 ans, il s'essaie, de façon la plus exhaustive possible, à relever les conditions dans lesquelles les accidents de chasse, mortels ou non, se sont produits afin de redonner aux zanimos victimes de ces machinations cygénétiquement connes, dignité et innocence.    

Très honoré, il a en plus bénéficié de la confiance du sous-commandant Bébert, héros lumineux des bosquets et des sillons (cf
taomugaia.canalblog.com/archives/2008/03/04/8187774.html<...), ce qui en fait désormais l'organe du petit peuple de la campagne en lutte contre les canardeurs de l'aube.

La saison commence pied sur le champignon. A fond les manettes.
D'ailleurs, je déconne...Elle n'a même pas commencé, sauf pour le sanglier, qui, le malheureux, fait l'objet de plans de chasse (en battue) bien avant l'ouverture générale des hostilités.

Nous sommes dans les Landes. Le 07 août 2008.
Miramont-Sensacq, c'est près de Mont-de-Marsan. C'est une commune au dynamisme indéniable (366,42 habitants en s'y reprenant à deux fois).

Mais laissons la parole à Louis-Désiré*, sanglier de son état, témoin du drame.

-Tel que je te vois, j'ai tout vu mon gars ! Tout ! C'est bien simple, aux environs de 17 heures, j'étais peinard à lire Détective, le numéro de fin juillet, ya un article sur le tueur des cimes, tu sais le mec qui empoisonne les chiens de bergers, déjà 17 toutous morts dans d'atroces souffrances, tu te rends compte, en région de Basse-Maurienne...Et ils sont arrivés.
Ouh là...J'ai commencé à foutre le camp en rameutant les copains et la famille.
-C'était où ?
-Dans le bois de Coulomère, à côté des arbres avec des feuilles
-Ouais msieur, ouais msieur, c'est un asquident !
-Lui, c'est le petit Juju**, même s'il fuyait, il a tout vu aussi ...Allez, laisse-nous Juju   
-Je disais quoi ?  Ah oui, 40 viandards se sont pointés pour nous buter et alors que je commençais à tracer la route, ya un vieux, dans les 60 balais je dirais, qui a tiré en direction d'un champ de
maïs.
La balle a traversé les vitres d'une voiture garée et a fini son trajet dans le buffet de ce type, Jean-Paul***. Raide canné, il est tombé.
-Il faisait partie de la battue ?
-D'après ce que je sais, pas vraiment mais quand même...Il appartenait au bureau de chasse du coin et il venait voir si tout se goupillait bien car ces bâtards avaient prévu un gueuleton le week-end. Genre fête de village à la mords-moi le jonc...
-On sait qui c'est, le maladroit ?
-Un peu mon neveu. Le flingueur a été gardé par les gendarmes de Geaune avec 2 autres mecs qui étaient à
proximité au moment de la cagade. En plus, le responsable de la battue va avoir chaud aux meules, je suppose.
-Merci Jean-Frédéric, et dommage pour la fête hein, elle a été annulée, ambiance plombée...Hin, hin, sans jeu de mots..
-Bin, je croyais que tu m'avais appelé Louis-Désiré pour tromper l'ennemi ?
-C'est vrai mais tu vois, faut pas trop en faire, sinon je vais saturer vite si le rythme se prolonge

* Le prénom a été modifié pour des raisons évidentes
** Puisque je te dis que les prénoms ont été changés
*** Cette fois, c'est le vrai prénom
 

09.08.2008

Tourisme 2008 : Millas, sa feria et puis rien, à part la cruauté et la mort

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Tu as vu l'affiche ?

Dessinée avec des moignons... Moche comme tout. Tu devines l'inclinaison profonde de son auteur, qui a dû être l'objet de plaisanteries dégueulasses sur son physique pendant toute sa scolarité pour prendre une revanche sur la vie aussi puante.

Alors, c'est la nuit profonde à Millas (Pyrénées-Orientales). Depuis le 07 août. Jusqu'au 10.

Car c'est le 25ème anniversaire de la feria de cette commune de 4000 pélerins au maximum qui insiste sur la valeur indigente et sale de ce "moment hors du temps partagé par tous, un fragment inaliénable de l'identité millassoise."

Beurck. Macérations estivales et forcées. Au détriment du plus faible. Toujours.
Ces touristes qui bandent morne au spectacle de bestioles qui crèvent.

Plaisirs flasques et sordides.

Une tumeur de vingt-cinq ans, cette feria.

J'adresse mon plus profond respect aux ami(e)s de la FLAC du 66 qui organiseront, le 10 août, le jour de la novillada (spectacle magique et inoubliable, surtout pour l'animal), un rassemblement, à 15 h 30, au rond-point (celui où est érigée la statue d'un matador, à proximité de la zone d'activité de Los Palaus ) avec banderoles et panneaux informatifs pour protester pacifiquement contre la novillada intégrale (novillada piquée) de 6 taureaux de moins de 3 ans.

08.08.2008

Corrida : Julio Pedro Saavedra ou la véridique histoire du rectum et Jerry

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Songeur, Jerry referma le livre.

Agacé, aussi.

Ces pages l'avaient impressionné, il aurait bien voulu prolonger l'émotion tranquillement mais l'autre connard arrivait vers lui.

Jerry  lisait 'Le yogi et le commissaire' d'Arthur Koestler, recueil de chroniques, de textes et d'articles écrits entre 1940 et 1944.

Les statistiques ne saignent pas; c'est le détail qui compte.

Quelques dizaines de milliers de gens exécutés dans un pays tropical ne nous donnent qu'un malaise modéré.
Un gosse de 2 ans oublié dans une voiture en plein soleil  bouleverse notre équilibre émotionnel.

Un labrador maltraité et jeté par la fenêtre du haut du 3ème étage par son maître complètement bourré fera la UNE des journaux.
70 toros conduits dans une arène pour ...

Il y a ceux qui hurlent dans les fourrés et ceux qui passent sur la route.
Ils ont des oreilles et n'entendent pas. Ils ont des yeux et ne voient pas.

Le connard s'était approché. Trop approché.

Julio Pedro Saavedra avait décidé de gonfler Jerry, un novillo, un jeune toro, ce jeudi 07 août, en sa propriété d'Aguilafuente (province de Ségovie, Espagne).

Jerry ne pouvait pas blairer ce bouffon, matador de son état, avec un état de conscience proche d'un beignet.

L'occasion était belle.

Hop ! 20 cm de corne effilée dans le cul. La taille d'un couteau à pain.

 

07.08.2008

Chasse : s'ennuyer à tuer parce qu'on ne sait rien faire d'autre

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Une caricature. Je vais te causer d'une caricature de la chasse.

Florentine, c'est une femme qui possède pas mal de caractéristiques de l'hystérie.

Tu verras, elle n'a rien gagné au tirage de la vie et encore moins au grattage.

Florentine, elle a 73 balais et depuis son enfance, elle chasse. Comme une acharnée. Elle crèche dans le nord, du côté de Douai.

Les fusils, les gibets, Florentine a toujours connu. La chasse, c'est de famille.

Le quotidien La Voix du Nord nous parle, avec de vrais morceaux d'émotion à la con dans la voix, de cette femme aux joues immaculées et à la chevelure rose (flûte, c'est le contraire...) pour qui "bouger, c'est son truc. D'ailleurs, c'est pour ça qu'elle aime chasser le petit gibier. Même si l'effort est intense".

Florentine, c'est de l'âpre. Du rugueux taillé dans de l'insensiblité. Quand elle a vu crever un cerf exécuté par son mari, elle se rappelle  que "La terre a tremblé quand le cerf s'est effondré. Le maire est venu, il s'est signé. Je me souviens du souffle de cette bête, on aurait dit un moteur. Il ne voulait pas mourir".

Sans blague ? Le cerf ne voulait pas mourir ? Tu déconnes là, Florentine !

Et elle ajoute, des fois que tu aurais des doutes sur son équilibre mental : "Il ne faut pas chasser si on est trop sensible".

Florentine, elle est niaise de profession et coquette : quand elle va semer du trépas, elle met un chapeau et un foulard; mais c'est également par prudence, pour éviter les plombs dans les yeux et dans le cou.

Cette femme pathétique attend, nous dit-on, l'ouverture de la saison avec impatience : "Mon mari m'a offert un nouveau fusil : un Beretta calibre 20 semi-automatique ! Avec ça, le gibier n'a qu'à bien se tenir".

Mais cette crevarde, ne l'oublions pas, reste une femme. Elle collectionne les chouettes, car pour elle, ce sont les symboles de ...la douceur et de l'amour !

L'affreuse, elle a eu des gosses qui ont eu des lardons. Son petit-fils (4 ans) a décidé (mais comment faire autrement, c'est atavique, cette passion du carnage dominical) de suivre la trace baveuse de mémé : "Il tire déjà à la carabine à plombs sur des ballons gonflables".

On est bien barré, tiens, avec ces hébétés de nature, dont le peu de raison s'est déposé il y a longtemps, au fond d'un bidet, où il ne reste qu'une traînée grise...

Bienvenue dans le siècle des pulsions primaires.

 

06.08.2008

Feria de Béziers-1968-2008-40 ans de torture, de nuisances, de saletés, de vomi, de trafic d'alcool et de racket

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Août. Béziers.Ville des âmes vulgaires, ville qui pue l'urine, ville aux clameurs alcoolisées, aux convulsions aigres et aux débordements malsains.

Béziers, comme Nîmes, comme Bayonne, comme Pamplona, comme Dax, est une ville tauromachique qui, l'été, profite de la viande saoule et des esprits rassis pour remplir le tiroir-caisse de quelques bandits.

Le fric public, les ressources et dotations municipales sont pompées goulûment pour payer des villas avec vue sur la mer à des piliers, toujours les mêmes, de la charcuterie ludique... Aux effluves de sang.

Car la corrida, mon bon, ma chérie, c'est ça, en plus de la perversité en bermuda.
C'est un moyen de ramasser de la caillasse grâce à des amateurs de vinasse tiède, pissant partout au crépuscule, oubliés de la providence et mal dotés en neurones.
La tradition, c'est la monnaie poisseuse.

Béziers fêtera dans une poignée de jours le quarantième anniversaire de sa feria de merde.
Quarante ans de supplices, quarante ans de malveillance, quarante ans de tourisme gras et fangeux, quarante ans de cadavres humiliés par des ratés.

Contre cette extase avinée et débilitante, il y a de la réaction. Je pense notamment à nos amis du COLBAC (Comité de Liaison Biterrois Anti Corrida) qui organiseront, comme chaque année, une mobilisation.

Ce sera le 15 août, entre 16 heures et 19 heures, en occupant le carrefour giratoire Vincent Badie (c’est là que se croisent la rocade et l’avenue de la Voie Domitienne prolongée par la route de Bessan).

Le rendez-vous est situé vers 15h30 à l’ombre de la pinède du parking du magasin DECATHLON.

Les gueules rances reviendront de la plage pour se rendre aux arènes. La jouissance du pire n'attend pas. Les besogneux du mal seront impatients.

Nota : l’hebdomadaire La semaine de l’Hérault publiera un dossier accablant sur la feria de Béziers. Ce numéro sera en vente dans les kiosques le jeudi 14 août.